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Première partie - troisième partie.
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COURS D’ ARCHITECTURE.

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Livre VII.Chap. II.

frontons Grecs fortbas.

Hauteur du tympanUn neufiéme de lalargeur de la corni-che plâtre selon Yi-truve.

Les Romains ontdonné plus de hau-teur aux Frontons àcauié des pluies.

la plus belle pro-portion d t celle dufronton d u Pan-théon dont la hau-teur est deux ntuf-viémes de la largeurde la corniche de

niveau.

Approuvée par *>ca-rnozzi qui dit qu’unquatrième de la mê-me largeur en hau-teur tend le boutontrop rude, & un cin-quième trop plat.

Figure pour la des-cription du frontonde Philauder.

CHAPITRE II.

Des différentes hauteurs des Frontons .

L E Païs de la Grece n’étant pas sujet aux pluies , ils ssétoìentpas nécessitez de donner beaucoup d’éìevation à leurs toicts,& leurs Frontons étoient par conséquent fort bas. Ce qui me faitdire qu il n’y a point de faute dans le texte de Vitruve , quand ildit qu’il suffit de donner à la hauteur du tympan la neufiéme par-tie de toute la largeur de la cymaise de la corniche droite d’unefaçade : parce que je crois que les Grecs, dont Vitruve nous a prin-cipalement donné la doctrine , fe íervoient de cette proportionpour leurs frontons , ajoutant au dessus de cette hauteur celle de lacorniche prise à plomb , par le moien de laquelle la pointe fetrouvoit un peu plus elevée ; Et les premiers des Architectes Ro-mains en ufoient à peu prés ainsi, comme nous le volons en quel-ques restes Antiques.

Il est vray que fe trouvant ensuite obligez de donner plus deroideur à leurs toits , à cause des grandes pluies auxquelles ils fontassez sujets , ils firent aussi leurs frontons plus elevez , & les plusbelles proportions que nous en aï on s font celles du Portique du Pan-théon , dont le Frontispice a de hauteur , depuis la corniche duniveau jufquau sommet , les ~ de toute la longueur de la mêmecorniche à la prendre au destus du filet qui sert de cymaise à la gou-tiere , laquelle, à bien parler , est la derniere moulure de la grandecorniche ; Car la douane qui est au dessus n en fait partie que lorf-qu’il n’y a point de fronton a ainsi que nous savons expliqué dansla premiere Partie de ce Cours d’Architecture.

Scamozzi fe sert de la même pratique pour déterminer la hau-teur de tous ses frontons , condamnant ceux qui leur donnent L ouun j de la longueur de la corniche plâtre ou de niveau , parce quele premier est par trop roide, & le dernier par trop plat au goustde cet Architecte.

Quant à celle de Philander & de Serlio, dont nous avons donné cy-devant la figure , elle fe peut faire encore encette manière. Decrivezfur toute la corniche,comme fur un diamètre A B, le cercle A G B D,

...".;..

qui soit coupé par un autre diamètre à anglesdroits GCD prolongé en F, puis du bout /inferieur de ce diamètre D & de i'intervalle /D A ou D B , faites un autre cercle A E B F, Iil coupera D G en E , qui marquera la hau- \teur du fronton A E B.