SECONDE PARTIE. i 73
Aux actions militaires nos Figures ont beaucoup de grâce, quand Livre VIII.elles font armées. Celles des Chefs doivent avoir la telle nue, car Chap X.les calques ne font pas bien avec nos grandes perruques. Si on leurdonne des chapeaux il ne' faut pas que les bords en soient troo Habiiîemensde nos
j 1 . , ^ 1 1 , 1 figure*; pour les
grands ny trop petits ; & la formé ny trop elcvee n y trop platte. actions Militaires.Sur tout point de rubans ny de dentelles ny de garnitures fur leshabits, car ce font ces fortes d’ajustemens qui deviennent ridiculesquand ils ne font plus à la mode. La chaussure doit Rapprocher leplus qu’il fe peut de la forme du pied & de la jambe fans bigearre-rie. Si Ics Figures font à cheval, elles peuvent avoir des bottes quine soient ny trop resserrées ny trop amples; Les busses & les justau-corps ornent assez bien un Cavalier. Les Soldats doivent estre vêtusle plus simplement qu’il fe peut , & il doit y avoir une disscrencenotable entre la forme de leurs habits Sc celle des vètemens des Na-tions qu’ils ont à combattre.
Ce n'est pas que dans les grandes actions , quoiqu elles soient re- L’on peut dans ie*présentées au naturel, l’on ne puisse, à fexemple de la Poésie, y faire n7gÌTction'entrer quelque agréement de la Fable & de la fiction Comme dans Centra queuesl’Histoire du passage du Rhin à Tholhus, quoique 1c Roy par exem- Sdénní ^ ^pie, & ceux qui ont eu part à la grandeur de cette entreprise, fus- Dessein du passagesent representez habillez à nôtre maniéré : L'on ne pourroit néan-moins trouver à redire; Si pour marquer plus efficacement, combien p , orte q ui
il a fallu de courage & de force pour 1 entreprendre & pour fexecu- cuhf° 11U dU Cïe ' 1ter , on y reprefentoit le Rhin même íous la figure d’un Dieu encolere, opposant de ía main la hauteur de fes flots & la rapidité deson cours au passage de nos Soldats ; Si l’on marquoit des Naïadeseffraïées & fuyant çì & là fur íes bords; Et si dans l’air on figuroitla Victoire servant de guide aux nostres, & jettant la terreur ôc lçdésordre dans les troupes des ennemis.
chapitre XI.
*Des Trophées.
L E s Trophées font encoie un ornement fort noble dans FAr- Ch ap. XI.
chitecture. Leur figure ordinaire , ainsi que nous Pavons ditcy-devant, est un tronc d’arbre chargé & environné d’armes , detoutes fortes. L on en voit a Rome au Capitole deux de cette n a tu- TropIlces dere d’une beauté extraordinaire , que l'on dit estre les Trophées deXlarius dressez aprés la dessaite des Cimbres, qui furent abbatus parSylla & ensuite rétablis par Jules César.
L’origine des Trophées vient des Grecs qui dressoient fur Ic origine des iaa-Champ de bataille un tronc chargé des dépouilles des Ennemis pour phées '
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