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Première partie - troisième partie.
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TROISIEME PARTIE. ixs>

cectes dc ce Temps-là , qui ont esté suivis par une infinité de Mo- ~L 1 v R E î'dernes. Chap - X '

L’Architecture ne faisant alors que de renaistre , ces GrandsHommes n ont peut-cftre pas osé se deprendre tout à coup despratiques auxquelles on étoit accoustumé depuis long-temps» lisvoioient dans les bâtimens Gothiques des groupes de Colonnes en- pou^ccom^r 11taísées prés à prés autour des Pilastres , afin que dans leur hauteur goust de leur

r 1 1t -v- • /-r 1 V r LI temps qui étoit ère-

extravagante elles pullcnt avoir allez de torce enlemble pour «>re cotiss^.se soûtenir ; l'on estoit tellement accoustumé à ne pas mettrede grands fardeaux fur des Colonnes solitaires & principale-ment aux coins des édifices , que ce n'est pas merveille queces premiers Architectes ayent pris cet usage de coupler les Co-lonnes comme une efpece de milieu entre les belles pratiques desAnciens & les Gothiques dont la plufpart des Ouvriers se fervoientencore alors.

C’est à peu prés dans le même temps qu à la faveur du Cardi- chftek p rTr? n çtisnal d’Armagnac , plusieurs de nos Architectes François passerent ? a , íkî , en . Itaiie °" cen Italie pour le perrectionner dans leur Art par ieitude des plus ce p«i d’esempiesbeaux restes de T Antiquité, lí est vray que ce peu d’exemples í« colonnesde Colonnes couplées qu’iis y trouvèrent leur plût à un poinct, plées -qu ils firent capital dc les imiter quasi dans tous leurs Ouvra- pu cerceau a rem;ges. Du Cerceau n’eut pas plutost veu cet Arc de Triomphe qui de ridée qn*ifavSest a Pôle en Dalmatie où il y a des Colonnes couplées , qu’il ^ìécs* £ oI Ta 5fut charmé de cette singularité -, il ne fut touché de la beauté de polc ’d’aucun des autres ; Et quoy qu’il nous ait donné des desseinsde la plus part des Arcs anciens, ils’est uniquement proposé celuyde Pôle pour modele de tous ceux de son invention fur tous lesOrdres dont il a rempli son Livre , les faisant quasi tous avec desPilastres ou des Colonnes couplées ; Ce qu’il a encore pratiquéailleurs.

Philibett de l’Orme dans ses desseins du Louvre & particulière- L ,

rement à ceux de cette partie de la grande Galerie la plus proche e or *

du Pont Neuf que l’on appelle la Galerie brusiée , a par tout mis, des Pilastres couplez. Serlio en a remplis ses desseins. Et tous ceux Serll °'qui font venus dans la fuite ont pris à tasehe de les imiter en ce j can G n ^poinct. Jean Goujon luy même , quoy qu’il eust l’exemple de son ^ ^ s t> vi bbw : .maistre l’Abbé de Clagny qui n’a rien fait de semblable au vieux ciagnyíonMa'istesLouvre , n’a pas pu s’empescher dc coupler ses Pilastres à la fontai-ne des Innocens.

Je ne dis rien de ceux qui ônt travaillé fous Henry quatrième,comme de Metezeau qui a fait le Château Neuf de Saint Germainen Laye , <ct qui a peut-estre donné les desseins de cette autremoitié de la grande Galerie du Louvre qui est vers les Tuileries,ou de Monsieur de Brosse qui a fait le Palais d’Orleans, que l’on ap-pelloit cy devant le Luxembourg, ct le portail de Saint Gervais»

Mmm

Metezeau»

De Brosse»