Livre ï.Chap. X.
Il n’y a point deraison de couplerles Pilastres , s’ils neíbnt que les boutsdes murs.
Le Pilastre an-gulaire doit répon-dre su milieu del’-'paiíï'cur du murde l'aiíle.
il y a une Colon-ne couplée avec unPilastre dans le por-tique des ailes duTemple de Trevipour répondre àl'cptslèur du mur.
Chap. XI.
Iln'cstpas toû joursvrai qu’un architra-ve loir mieux soute-nu de deux Colon-nes que d une,
Cas où un archi-trave n'est pasmieux soutenu dequatre Colonnes que
de deux.
rzr. COURS D’ARCHITECTURE.
mitez des murs, je ne vois point quelle raison l’on peut avoir dcles coupler fur les coins ? à moins que l'on ne veuille faire enten-dre que les murs auxquels ils répondent font auílì couplez prés àà prés au dedans de Pedifice. Car il faut tomber d'accord que lesPilastres angulaires doivent toujours répondre au milieu de l'epaif-feur du mur de l'aile ; Ainsi lorsque la largeur du Pilastre est égaleà cette épaisseur , il fait front Le fur le coin & fur les deux facesdu mur : Mais íì la largeur est moindre, il laisse des alertes à droite& à gauche, & ne fai ant front que d'un costé , il faut encore unPilastre à même distance dans I’autre pour faire front à I’autre face,& le com de retour est occupé par les deux alertes lesquelles repre-fentent la largeur de la pile qui termine les deux murs. Où l’on voitqu’en fun & en f autre de ces deux cas un Pilastre couplé prés deceluy de 1 encognure ne peut aucunement servir à la fortifier.
Sil arrive que la Pile qui répond au mur de l’aile ait beaucoupd’épaisseur & que le Pilastre qui y doit être adossé ait fi peu de lar-geur qu'il y paroisse trop petit entre deux aletes ; il feroit en cecas pardonnable de remplir cette épaisseur par deux Pilastres l'unprés de saute, à Pexemple du Temple de Trevi dont T Architecteà couplé une Colonne avec un Pilastre dans les Portiques desailes, pour- les faire répondre à Pepaiífeur du mur de Pavant-nef.
CHAPITRE XI.
Smtte de Ìa Doctrine des Colonnes couplées
A U reste quoy que cet usage ait été introduit purement pafle hazard , ceux qui s’en fervent ont neantmoins cherché desraisons pour i’autonfer ; ils disent donc qu'un architrave est mieuxsoutenu par deux Colonnes que par une ; Ce qui nest pas vérita-ble en tout sens & qui mérité d’estre soigneusement examiné.
Soit donc par exemple une longueur d’architrave AB , soute-nue en ses extremitez par les deux Colonnes ou pilastres C & D :Il est premierement constant que fi entre ces
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deux extremes vous mettez deux autres Co-
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sonnes comme £& F qui diminuent la portée uLI LEJ hlí liU !
de Parchitrave A B &: le réduisent à un Entre-Colonne plus étroitcomme G H -, cet architrave en ce cas fera mieux foûtenu par lesquatre Colonnes que par les deux feulement, & qu’il ne fe romprapas fi tost dans son milieu I. Mais luppofé que le même architra-ve soit soutenu aux deux points G & H par les Colonnes E & F,fi nous venons à y en joindre d’autres en dehors comme C & Den A & B j je ne vois pas que Parchitrave en soit en ce cas beaucoupmieux soutenu par quatre que par deux Colonnes , la portée dansPEntre-coionne G H étant toujours la même. Et les deux Colon-nes