Quatre Colonnesne soutiennent ja-mais mieux un ar-chitrave que Jors-qu’cllcs ion t en di-iìances égaies.
TROISIEME PARTIE. 233
nés ajoutées ne fervent à rien, ou si l'on veut qu’elles servent à Livre I.quelque chose", c’est tout au plus à fou tenir la moitié de la partie Chap. Xí.de l'architrave comme G A ou H B , qui est en dehors de l’Entre- La foiMeiR deColonne : Ce qui n'est point considérable. Car en un mot la force dcuïgeirdcï’míou la foibleíse de l’architrave depend entierement de la longueur tre colonne *par laquelle il n’est point soutenu, c’cst à dire de la lageur dc l’En-tre-colonae. Et il luy est indiffèrent que ses Entre-colonnes soientfaits par des Colonnes ou doubles ou simples.
Maintenant si nous voulons nous servir des quatre Colonnes poursoutenir l'architrave AB, il est aisé de comprendre qu il est bienplus naturel de les disposer en distan-ces égales laissant les deux C & D aux s a o R t l h bdeux extrêmes A ôc B , &c mettant les j c | jT] ( f j 1 îô|deux autres E Le E au points K & L,
plustost qu aux poincts G & H. Car par ce moyen le poids de toutl’architrave fera bien plus également distribué fur ses appuis , & laportée de l’architrave K L, entre les Colonnes E Le E, étant moin-dre que la longeur G H , il s’en soutiendra beaucoup mieux.
Ce qui fait que l’on se trompe si facilement dans cette maniéréde raisonner , c’cst que l’on voit qu’une piece de bois comme une
solive par exemple AB, est portée plus A c K _ j, h b
facilement par quatre hommes aux
poincts ACHB, que par deux seulement en quelque endroits qu’ils
se mettent. Mais il faut ici prendre garde qu’il y a bien de la disse- u y a tìen h u
rence entre des hommes, qui se haussent & qui íe baissent pour cher- ÍS^uTsfbaS
cheiTégalité de leurs charges, & des Colonnes qui font toujours dans
une mémo rigidité. Car ceux qui portent des fardeaux s’accommo- leurs charge* &dcs
O . f.. ■*■ /* A ■ 1 r 1 Colonnes qui íônt
dent entre-eux ae maniéré quils en loutiennent chacun une egaie toujours dans une
portion ; Ainsi dans le cas présent si les deux hommes qui portent r,gà.
en C, & en H fe trouvent trop chargés dc la grande portée de la
solive qui est entre eux, ils ont le foin de se soulager en íc baissant
afin qu'une partie de leur charge passe sur ceux qui sont en A &
en B, leíquels autrement ne porteroient rien du tout. C’est pour le
même sujet que lorsqu’ils s’cntendcnt bien , ils placent les plus pe- Les hommes qui
tics d’entr’eux en C & en les plus grands en A Ken B; ils ne fe met- "namreuémenc
tent même jamais en C K en H, qu’ils n’y soient obligez par quel- chercher i e * endroits
que raison , Car quand ils sont en liberte de íe placer ou ils veu- moins , quand fis
lent, vous voyez qu’ils s’en vont naturellement fe disposer aux en- 5,'^ llbcnt de k
droits où ils souffrent le moins, c’est à dire aux poincts A K L B , k
où les distances sont égales.
Voicy encore une raison que M r Peraut rapporte dans ses doctes Lescoi onnescou _
y . , r - V , _ 1 1 r , plte* font une hxié-
Commentaires íur vitruve en raveur des Colonnes couplées des Péri- me ei P ec C d'Entre-styles , laquelle a beaucoup de subtilité. Il dit qu’outre les cinq es- ^"“SisseïTau*pcces d’Entre-colonnes qui sont rapportées parVitruve , on en a in_ f I °“^® c a "“eíejòuîventé une sixième pour satisfaire au goust de nostre Nation qui ayme &i»deg»gcmens.
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