Band 
Première partie - troisième partie.
Seite
235
JPEG-Download
 

TROISIEME PARTIE

2-3;

dodipterc qu’en la distance qu’il y a entre le rang extérieur & le L i V R E I.mur de la Celle. Ou l’on volt qu’en toutes maniérés il n'y a point Chap. XI.de rapport entre i’cxemple d’Hermogene 8c l’usage de coupler lesColonnes.

Je n’ay rien à dire fur cette amour que l’on attribue à nostre Na-tion pour le jour 8c les degagemens , puifqu’on avoue en mêmetemps qu’il tient encore du Gothique , 8c qu’il est en cela fott dif-fèrent d u goust des Anciens ; 8c fur ce qu’on dit qu’il nous doitêtre austìbien permis d’ajouter aux inventions des Anciens, commeil a esté permis à Hermogene d’ajouter aux pratiques de ceux qui tes Hermogenesl’avoient precedè ; je réponds qu’il n’y a rien de plus vray ; C’est ^“dulre icurfpe”!fans doute aux Hermogenes de produire hardiment leurs pensées [^ t J^ eìles eanouvelles dans tous les siécles, ils font en droit de corriger les def-fauts des autres , 8c leurs inventions doivent passer pour réglés in-faillibles à la postérité.

Il est pourtant tres véritable que c’est ce même raisonnementqui a ouvert la porte de tout temps au dérèglement qui se trouve Mais comme ii ydans f Architecture 8c dans les autres Arts. Nous n’avons presque qui^ie sHtmie^u-point d’Ouvriers qui n’ayent assez bonne opinion d’eux mêmes 8çqui ne croient avoir autant de capacité qu’Hermogene ; Les Archi- " cr si r°nvoitdesitectes Goths n’ont rempli leurs édifices de tant d’impertinences, que licence™ 1 s cctucparce qu ils ont cru qu’il leur étoit permis d’ajoûter aux inventionsdes Grecs 8c des Romains > Et ces cartouches ridicules , ces grotes-ques bigearres , 8c ces ornemens extravagant qui plaisent encoretant aux Architectes Allemans , joints au grand mépris qu’ils ontpour les mesures légitimés des parties de l'Architecture, ne vien-nent que de ce qu’ils font persuadez qu’ik ont autaM de droit dçproduire des nouveautez 8c d’ajoûter aux pratique? des Amiens,que les Anciens ont eu de produire Içs leurs 8c 4’ajoûter à cellesqui avoient esté produites par les Architecte? qui les avoicnt dçvan-ces. Ce qui me teroit prononcer hardiment quii raut de neceliite s’aiiujetira certainess’assujetir à certaines réglés 8c arreter le caprice, si l’on veut reta-‘"ívcítblir la belle Architecture i Si ce raisonnement n avoir pas esté traité r f !ablirla uciie Ar-

- t . -. * chucdture.

plus au long dans un autre lieu.

Je reviens au Pseudosystyle qui a, comme on dit, luy seul tousles avantages que les autres especes d’Entre-colonnes n’ont que sé-parément , Car il a le serrement , ou comme dit Vitruve , sapreté tes coionnesc

s cou-

des Entre-colonnes que les Anciens ont tant estimée, êc les dégagé-

ments quoy que Gothiques, que les Modernes recherchent. A quoy ^ nnes p ^ c p d a c ^ les

j’adjoute feulement qu’il a aussi luy seul tous les désavantagés que g-mc»-, qU oi que

les especes, qui font rebutées par Vitruve , n’ont que séparément,ÍÎ.TJ2 1 «moÌ""

Car il a non seulement les incommodités des Colonnes ferrées quiff* «nc a»m lenies

1 7 ' / i n 1 líSd «-avantages de s

ront que Vitrayc condamne les Pycnoítyles 8c meme lçs $ystyl es , especes rebu :

mais il les a d’autant plus grandes que les Colonnes dans le Pseudo- aesparVuruve '

fystyle font infiniment plus ferrées qu’au Pycnostyle. Et il a encore

N n n ij