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Première partie - troisième partie.
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TROISIEME PARTIR 137

doublées, comme les Colonnes , âpres ce que j’ay dit des architra-ves , puisque tout le raisonnement que j’ay fait sur leur force sepeut appliquer à celle des planchers, dont la solidité depend de lalongueur des solives, c’est à dire de la largeur des travées qui sontentre deux poutres , comme celle des architraves depend de la lar-geur des entrecolonnes ; Et comme il est indiffèrent aux architravesque les entrecolonnes soient terminées par des Colonnes couplées,de même il importe peu pour la solidité des solives que les travéesou les intervalles entre les poutres soient terminez par des poutresdoublées.

C'est, comme je crois, pour ne pas tomber dans les inconveniensque j’ay rapportez cy-devant, que les Architectes avoient évité jus-ques ley de faire des Péristyles isolez à Colonnes couplées , car tousceux que nous voyons sont faits avec des Pilastres ou des Colonnesengagées , ahn que les architraves fussent en partie soutenus dansle mur. Il n’y en a qu un seul au monde, au moins que je fçache,& qui est pourtant tres-considerable. Il s’est fait depuis peu dansPans, & c’est où l’on dit que l’on a heureusement suivi l’exempled’Hermogenc. Il est pourtant vray que l’on n’y a pas eu toute laconfiance que l’on devoit avoir à fa solidité , aprés avoir si bienaíîuré qu’elle n’y estoit point diminuée : Car le fer n’y a point estéépargné pour aider a soutenir & à arrester les architraves dans leurgrande portée.

Mais pour retourner à nôtre sujet, encore que je n’estime pasque l’augmentation de la depensc doive arrester un Architecte lors-qu’ il, s’agit de faire mieux , il me semble néanmoins qu’il y doitfaire considération quand on peut egalement bien faire. Et fur cepropos je diray que c’est augmenter notablement ôc allez inutile-ment la depense que de doubler les Colonnes , par le moyen des-quelles on ne sçiuroit par exemple occuper à moins de huit Colon-nes la largeur dune façade Hexastyle de Vitruve, ny un Decaítyleà moins de douze Colonnes, & ainsi du reste.

Livre I.Chap. X I.

La folidit' des plan.chers depend de lalongueur des solives,c'eit à dire de laportée des travées,

L’on n’avoit pointvu jufqu’icy des Pe>-ristyles isoler á Co-lonnez couplées.

Le fer n’a point estéépargné au Péristyledu Louvre.

L’on ne peut occur'per une façade He-vastyle de Vitruve ìmoins de huit Co-lonnes couplées ,nyun LXcastyle àmoins de douze.

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