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Première partie - troisième partie.
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COURS D’ ARCHITECTURE

Livre IV.Chap. I.

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LIVRE QUATRIEME.

£)£■ L ^ DIFFERENTE GROSSE F R

DES COLONNES MISES LES VNES SV R LES AVERES.

Rien ne doit por-ter à faux dans unEdififte.

II faudroit doncque le vif de la plin-the de la base du se-cond estage & desmembres entre elle& la corniche répon-dît à celui du hautde la Colonne dedessous.

Mais par ce mo-yen le vif de la Colonne de dessus estreculé en arriéré decelui de dessous ouelle est trop dimi-nuée.

Celles du Colizéefont en retraited une lur l’autre.

CHAPITRE PREMIER.

Difficultéfur la, Réglé qui veut que rien ne porte a faux dans un Edifice,

A difficulté que l’on trouve à bien déterminer lesgrosseurs des Colonnes que l'on met les unes fur lesautres procede le plus souvent de la rigidité, de cetteréglé d'Architecture , qui ne souffre pas qu’il y aitaucune charge dans le bastiment qui porte à faux.Ët comme elle ordonne que la plinthe de la base d’une Colonneréponde au vif du Dé du Piédestal fur lequel elle est assise , que l’ar-chitrave réponde au vif du haut de la Colonne , Ôc la frise à celuide l'architrave , aussi bien que le nu d du tympan du frontispice& ceiuy du Dé des Acroteres ; U faudroit fur ce même principeque, non seulement la plinthe de la baie du second estage , au casquelle se trouvât posée immédiatement sur la corniche du premier,répondit au vif du haut de la Colonne de dessous ; Mais mêmeque les membres que l’on voudroit métré entre deux, soit socle,soit Piédestal , fissent la même chose ; En forte que le iode mêmequi feroit mis fous la base du Piédestal d’une seconde Ordonnance,dût par cette réglé répondre au vif du haut de la Colonne de l’Or-nance de deílous.

D’ou vient que donnant à toutes ces parties la faillie qui leurconvient suivant la nature de leur Ordre : 11 arrive , ou que le vifde la Colonne de dessus fe trouve le plus souvent reculé en ar-riéré &c en retraite hors de l’àplomb de celui de la Colonne dcdessous, ou que son diamètre est tellement diminué que la Colon-ne cn devient hors de mesure & inutile.

L 5 Architecte du Colizée ne s’est pas soucié que les Colonnes fu-'perieures fussent à plomb fur celles de dessous ; Au contraire il lesa fait reculer de beaucoup en arriéré ou en dedans, les posant furles retraites du corps du mur. Et par ce moyen il a eu toute la fa-cilité possible de ne rien faire porter à faux, de faire que les soclesdes piédestaux de dessus répondissent au vif des architraves de