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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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Livre VI.C H a p. VIII.

La hauteur du de-dans sous poutre, estcelle fous í'architra-vc par dehors.

Hauteur fous soli-ves , est celle du basdes triglyphes.

Hauteur du plan-cher fous l entre-voux , est celle duhaut des triglyphes.

Iîs ont pris la hau-teur du plancherdont parle Vitruvepour celle fous l’en-trevoux , afin deconserver les Portesdans une grandeurraisonnable.

Conjecture de Phi-lander pour la cor-rection du Texte deVitruve.

Qui rend la choseplus embarrasséequ’auparavant.

438 COURS D’ARCHITECTURE.

frise H est ïhyperthyron de Vitruve, & 1 est sa coronapUm , dont \thaut, qui répond au haut des chapiteaux des Colonnes du Portique*est ce que Vitruve appelle Coronam summum. Le reste de leurs discoursne fait rien à nostre sujet.

Quand on parle de la hauteur des dedans d’un Edifice, l'on en-tend ou de la hauteur fous poutre, ou de la hauteur fous solive, oude la hauteur du plancher sous l’entrevoux , c'est à dire fous cctespace qui est entre les solives. Et comme suivant la doctrine deVitruve les triglyphes dans l’Ordre Dorique representent les testesdes solives de dedans, qui font portées fur les poutres marquées parTarchitrave ; il paroît que la hauteur fous poutre du dedans, seroiccelle depuis le pavé jusques fous l architrave : La hauteur fous solive,seroit celle qui est entre le pave &c le bas des triglyphes ; & la hau-teur du plancher fous l’entrcvoux, seroit la ligne A B que les Inter-prétés de Vitruve ont prise pour celle qu’il appelle à parvimento adLacunariiij c’est à dire depuis le pavé jufqu’au plancher.

Ce qu’ils ont fait avec beaucoup de raison, parce que s’ils avôiententendu cette hauteur de Vitruve ou fous poutre ou fous solives, lalargeur & la hauteur de la baye de la Porte en auroient esté considé-rablement diminuées, <k celle de la couronne platte augmentée ; Cequ’ils ont voulu éviter tant pour conserver la proportion que l’ou-verture de la Porte doit avoir avec celle de l’entrecolonne, laquellene paroît pas désagréable de la maniéré qu’ils font prise , & quiautrement auroit esté mesquine & trop petite, que pourrie pointestendre dans l’exccz cette Table ou couronne platte qui leur dé~plaist assez d’elle-même à cause de son excessive grandeur. Car bienque Daniel Barbaro assure qu’il en a vu des exemples dans les Ou-vrages des Anciens, il avoue néanmoins avec tous les autres qu’cllcseroit d’un usage extraordinaire.

Philander la trouve si difforme , qu’il dit à ce sujet qu’il a cruquelque temps qu’il y avoit faute au Texte de l’Autcur , & qu aillieu de partager la hauteur AB en p.3~, comme il dit, & d’enprendre p. 2. pour la hauteur de la baye A C, il a peut-estre diviséla même AB en p. 3 seulement, pour en donner p. z y à la ligne AC. Il n'a point osé pouffer plus loin fa conjecture, pour n’en avoirpeut-estre trouvé aucun vestige dans les differens exemplaires de Vi-truve,qui font tous tres-conformes fur ce passage.

Mais nous pouvons de nous-mêmes faire quelque réflexion fur cejugement de Philander, & remarquer qu’il n’a pas moins de dif-ficulté que le texte de Vitruve ; Et fi c’est Interprété n’avoit repéréla même chose dans la notre où il a corrigé le Texte dc son Auteursur les mesures de la Porte Ionique, je croirois qu’il y a de l’erreurdans le sien propre ; Car de diviíer la ligne AB, c’est à dire lahauteur depuis le pavé jusqu’au plancher en p. 3 & prendre p. z j-pour celle de l’ouverture de la Porte AC, c’est justement faire arri-