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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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COURS D’ARCHITECTURE.

Livre I.Chap. XI.

Ghiara est da grosgravier & non pasde la glaise.

i ruine des Pontstnt le plus íouventi gravier que l'raunporce lous les pi-

>nt d’Avignon furRêne.

Dont les piles ontesté déracinées audessous du courant.

Ruine du PontMarie.

Les piles du PontNosttc o a me ton taussi deflblées.

Et la pointe

inte de l'Isle

CHAPITRE XI.

Dti fonds de Sable ott de Gravier*

M A 13 pour retourner à nostre sujet : Lorsque Palladio ditqu’ayant à fonder les piles d un Pont fur un fonds dc fableou de gravier, il faut l’ôtcr tout à fait , ou du moins autant quèl’on en peut enlever au dessous du fonds de seau, afin de pouvoirenfoncer plus feurement les pieux qui doivent servir aux pilotis desfondemens ; ll est à remarquer que cet Architecte fe sert du motItalien Gh^ara qui est îe même queG/am* cn Latin, que M. de Cham-bray dans la belle Version qu’il nous a donnée de Palladio, appelle dela terre %UiJe ; quoique la véritable signification de ce terme en nôtrelangue soit celle de gravier. Ce que je rapporte feulement pour osierrobícurité qui fe rencontre a ce sujet dans cet endroit de son Livre,dans lequel il est mal-aisé de comprendre que les Eaux enlevent faci-lement les glaises au dessous des fondemens des piles ; la glaise, quel'on appelle autrement de la terre à Potier, n’estant pas d une nature àfe laisser emporter au courant, quoiqu’clle ait d’autres proprietez con-sidérables , dont nous parlerons cy-après.

La pensée dc Palladio & de tous les autres Architectes au sujetdes fonds de fable & de gravier est tellement raisonnable, qu’on Iuypeut attribuer la premiere cause de la ruine dc la plufpart des Ponts;& l'on remarque que les piles de celuy du Rône cn Avignon, n’ontesté renversées qu’aprés avoir esté sapées &í déracinées au desious dusolide de leur maçonnerie par l’enkvement du gravier, causé nonfeulement par la violente rapidité de cette Rivière fous les avancesdes piles opposées au fil de l’eau , mais bien plus encore fous cellesde dessous 1 c courant ; autour defquelles les Eaux au sortir des Ar-ches, fous qui elles passent avec une incroyable rapidité, íe rencon-trent, s’entrechoquent &y forment des tourbillons horribles, &s engouffrant, pour ainsi dire, en abyfmc jusqu’au fonds de la Riviè-re , elles fouillent les piles par dessous avec telle violence que leurmasse, quelque solide quelle soit, íe trovant insensiblement consu-mée & mince ,il saut qu’àla fin elle fc relâche.

C’est cette même raison qui produisit un effet si funeste en I’an-née 1659, par la chûtte des maisons du Pont Marie â Paris ; & jem étonné qu’il n’en arrive pas plus souvent de pareils, ( puisque pres-que tous les Ponts, òí celuy même de Notre-Dame, quoiqu’il aitesté bâry avec un soin incroyable par le bon Jocondus , de qui nousavons la plus correcte des Editions de Vicruve, ) font en tel estâtqu’il n’y a presque point de pile qui ne soit pour ainsi dire dejjolée 9& fous laquelle on ne puisse passer d’unc arche à une autre. La pointede Piste Noítre-Damc n’est pas mieux conditionnée ; Et ces Ouvrages

auroient