Band 
Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
Seite
655
JPEG-Download
 

C I N QJJ I E M E PARTIE. éjf

clavettes , setend jufqu’en haut & passe par un trou percé dans le LlVRE I.milieu de deux picces de bois posées en croix fur la bouche du puits, Chap. XII.afin qu il soit toujours à plomb fur le trou de la pierre. Puis ajustantles bras d’une grande manivelle au sommet du poinçon ils font en-trer le Tarier en tournant dans la Glaise par dessous la pierre, qu'ilsenlèvent â mesure , & la percent lans discontinuer quelquesfois à laprofondeur de trente ou quarante pieds, en ajoutant dans le besoinde nouvelles barres d’alonges au poinçon ; jusqua-ce qu’ils trouventl’Eau , laquelle remonte avec violence au moment quelle a de fait L .’ E -* U P-Een

, a 1 I /—ì ■ r n 1 li • 1 i-, giaile remonte avec

par ie trou ae la Glane & par ceiuy de la pierre, & remplit le puits violence quand eiie aordinairement à la hauteur de douze ou quinze pieds : Ou elle de- t,eUir 'meure ensuite sans changement & fans diminution , quelque quan-tité que l'on en tire. lis ont même l’invention de boucher le trou invention pour net-de la pierre par le moyen d’un tampon de bois , a/nenuisé par un puws enbout Sc enveloppé de vieux linge, qu’ils attachent à une longue per-che, lorfqu’ils ont envie de nettoyer le puits , ou d'y remedier aufond quand il y a quelque chose de gâté.

Cette nature íì bizarre des Glaises, me fait dire que c’est un de n n C P a S «er ieces terrains íur qui 1 on iepeut fier peu pour ies rondemens d un Ban- fíceconsidérable futment considérable , & je coníeilleray toujours de l ôter entierement, la8laise 'si l’on peut, de tous les lieux où l’on veut bâtir, pour fonder fur îeferme au dessous. C’cst ainfi que j’ay fait pour soutenir la masse du n vaut mieux rôter

r íì r t j r * J r n quand on le peut,

iront dc la Cajcade de Jumjy , que j’ay raie autrefois construire audessous d’un Canal de prés de cent toises de longueur , que j’avoisfait auparavant creuser fur le panchant d une Montagne. Ce que jcdis, parce que ces Ouvrages font â mon sens tels, que je ne ks doispoint désavouer, quoique j’cusse pû souhaiter que dans la constru-ction des bras de la fajeade , qui s est faite cn mon absence , on eutsuivi mes desseins comme on avoir fait au reste.

J’ay même remarqué que le pilotage, quoiqu’il semble passer jus- eiicsouffre difficile,qu’au ferme , ne réussit pas toujours quand il traverse des lits de memks t llous -Glaise ; & j’ay souvent vu que battant un pieu à un des bouts de lafondation , la Glaiíe bouftiflant & fe renflant, faisait sortir & re-poussoir avec violence d’autres pieux qui avoient esté auparavantfichez à faune bout. Lorsque les lits de Glaise vont en panchant & Moyens ae bâtirfont d’une íì grande hauteur que l’on ne puisse pas les enlever, je ne ^ ua

fçay point de moyen plus assuré pour bâtir fur le même panchant,que de commencer à fonder fur le ferme au pied de la Montagne,puis asseoir un autre fondement un peu plus haut fur le costcau , ôccontinuer ainíì par retraites jufqu’au lieu de vostre principal Edifice,afin que tout le terrain soit également retenu par tout; Ce que nousvoyons avoir esté heureusement pratiqué par les Anciens, qui n’ontrien épargné pour donner de la durée à leurs Bâtimens.