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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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Livre I.Chap.XII.

Ces conduites don-lient à prelët moinsd’£au qu’elics nedonnoient.

Peut estre pareequeles Paysans ont per-cé la glaise par leurspuits.

La glaise retien t Peaupar deiíous aussi bienque par ddíus.

Pourquoy quelquesVallées n’ont pointd’eau.

COURS D’ ARCHITECTURE

éventé, Te tourmente & change facilement de situation: Et l’on.con-noist par une expérience funeste , que ces Conduites n’amencntpoint maintenant à Paris la huitième partie de l’Eau quelles y pro-duisoient au commencement. Et quoique l'on puisse dire que lesEaux de Rongis passant pat des terres de marne , c’est à dire depierre qui n’est point encore formée, s’empreignent, pour ainsi dire,& fe chargent de cette matière , qui Rattachant aux fonds & auxparois des Conduittes, s’y pétrifient & les remplissent ; Il est néan-moins plus vray-femblable que ces grands changemens font plutostarrivez par le mouvement que les Glaises fe donnent assez souvent <kqui leur fait changer de place. Et peut-estre que les puits, que lesHabitans des lieux voisins ont creusez aux environs, donnant de Lè-vent à ce terrain , font en partie cause de ces, altérations qui ontobligé les Eaux, quoique toujours -les mêmes, à prendre leur courspar d’autres paílages.

Je ne fçaurois m’empêcher de parler en cet endroit d'une autrepropriété de la Glaise, dont j’ay vû des effets remarquables dans mesVoyages ; & de dire que la facilité qu elle a de retenir les Eaux parfa consistance épaisse & ferrée , ne fe connoist pas feulement pourcelles qu’elle arreste au dessus d’elle : Mais que l’on s’est apperceuqu’elle les arrestoit souvent par dessous, & les empêchoit de monterà la hauteur où elles feroient arrivées,si elles n’avoient point esté re-tenues.

C’est a cette cause que l'on peut attribuer un effet surprenant quiest de fçavoir : Pourquoi l’on manque d’eau dans de certaines Val-lées ou Campagnes basses, quoique voisines de Montagnes ou deCollines, dont apparamment elles en dévoient recevoir ? C’est auísifur ce raisonnement que les Habitans de la basse Autriche ont trou-vé le moyen d avoir de l’eau dans leurs puits, quoiqu’il ne s’y enrencontre point du tout au de il us des Glaises. L’artisice dont ils fefervent est trop ingénieux pour demeurer dans les tenebres & n’estre

La glaise percéedonne de seau dantles puits en Autri-che.

Belle maniéré pourpercer la glaise.

pas décrit.

Ils creusent premierement une sosie de puits jusqu’à la Glaise fer-me, qui est le plus souvent à vingt-cinq ou trente pieds fous le rezde chaussée. Puis ayant fait un lit égal & de niveau de quatre oucinq pieds de diamètre dans la même Glaise, ils y posent une pierreplatte de sept ou huit pouces d’épaisseur, & percée dans son milieud’un trou de huit à neuf pouces de diamètre, ils commencent' furcette pierre les fondemens du mur du puits, selon la largeur qu’ilsveulent luy donner , qu’ils élèvent jufqu’au haut, en le reveíiantd’un conroi de deux pieds d’épaisieur tout au tour entre la terre &le mur. Apres quoy ils ont un gros Tarier pointu de sept à huitpouces de large qu’ils mettent dans la glaise par le trou de la pierre,dont le poinqon ou essieu , composé de barres dc fer de trois piedsde long chacune , emboîtée l’une dans l’autre & retenues avec des