ce Pont.
Les piles ruinéesestoient fur pilotisdans la Klails,
pour
rains.
Description de lamaniéré de le fon-der.
6 éo COURS D’ARCHITECTURE
LIV R E I. dre en l’année mil six cens foixante-cinq de m’y appliquer avec soin.Chap. XV. Pour cet effet, aptes avoir enfermé toute l’étendue de ce travail p-run batardeau pris de loin en haut & en bas fur les rives de la Cha-récabiislément'de ce rantc, afin d’en rejetter les Eaux fous les Arches du premier Pont;
Je connus premiercment cn faisant démolir les piles ruinées quellesavoient esté construites fur pilotis , dont les pieux avoient esté laplufpart repoussez par le renflement de la glaise } avec telle inégalité,qu’il y en avoir quelques-uns qui estoient de plus d'un pied hors duniveau des autres ; ce qui avoir bouleversé les piles & causé la ruinedu Pont.
Aprés quoy faisant fonder le fond tout à I’entour, je trouvay quefous environ un pied de vase, il y avoir un fond de glaise ferme &dure , à telle profondeur que je ne pus jamais en découvrir la fin,Invention de tarier quoique mes fondes, allassent jusqu à soixante pieds de hauteur, estantd ou P r sonder îè* C t«- f a i tes en forme d'un gros tarier dont les bras , qui estoient defer & de la longueur de trois pieds chacun , s’emboitoient l’un àl’autre avec bonnes clavettes.
Cecy ayant esté bien estably , je ne balançay point fur le choixde ma maniéré de fonder , & aprés avoir fait creuser environ septpieds au deflous du fond de l’Eau , dans toute l’étendue de la lon-gueur du Pont & suivant les largeurs que je voulois donner auxfondemens , & fait mettre avec toute 1 exactitude possible le fond<Sriiie de charpente de cette fouille fur un même niveau; j’y fis asseoir une forte grillegueur°p 0 íee*de^ì- faite de longues poutres de bon bois de chêne de douze à qua-dXu?du S de torze pouces de gros , assemblées quarteraient tant plein que vuidel Eau - & à queue d’aronde, occupant non feulement la largeur des fonda-
tions des piles & de leurs avances, mais même tout l’efpace contenuentre les piles fur une largeur d’environ trente pieds, faiíant remplirles vuides de la grille avec de bons quartiers de pierre, liez ensem-ble à bain de mortier fait de chaux vive éteinte fur ie tas. Puis ayantcorps de maçonne- fait couvrir la grille par une forte platteforme faite de grands ma-ha«ïur k d g e nl cinq driers de chefne de cinq à six pouces d’épaisseur bien unis, posez depieds da-nstoutel’é- niveau òc chevillez fur tous les bois de la grille, je fis asseoir fur ceferme un corps de bonne maçonnerie de cinq pieds de haut danstoute l'étendue du travail ; afin que le tout ne fist qu’une masse, &qu aucun endroit ne pust fe relâcher fans entraîner tout le restepre-nant, comme j’ay dit, un foin particulier que l’Ouvrage savançastuniformément par tout, fans souffrir que l'on élevast plus d’un costéque d’autre en même temps; & que les costez, les encognures & lestraverses du mur fussent faits de grandes pierres avec de longuesboutisses bien cramponées & attachées l une à l’autre, avec des har-pons & des chevilles de fer.
Sur ce solide de maçonnerie,qui arrivoitpeu au dessous du fondordinaire de la Riviere , je commençay à faire élever les piles, qui
pour
rendue.
Naissance de$ pilesfur cette maçonne-rie,