C I N QJJ I E M E PARTIE. L«-
^ìEme dans ses dcbordcmens, refoulant les Eaux des Fleuves au de— Livre IIdans des Cloaques, leur donne des secousses terribles, fans parler de C H A P. III.celles que leurs voûtes ressentent par la chutte continuelle des bâti-mens qui tombent en ruine ou de vieillesse ou par les incendies - ny forte q»“i?omïiídes tremblemcns de terre si frequens, qui ébranlent tout jusqu’aux îl™nítr^-sondemens les plus profonds. Et cependant ces Ouvrages subsistent bl ™ ens<lcc tlre&c,dit-il, en leur entier, lans que depuis le régné des Tarquins qui les Ie re g nc desTar-sirent construire , c est a dire depuis plus de huit cens ans, ils fe ^soient démentis en aucune maniéré , ny souffert aucune altérationconsidérable.
Ou je ne dois, dit-il, pas negliger une particularité d’autant plusmémorable, quelle n’a point esté rapportée par aucun de nos Histo-riens les. plus célébrés : C’est que le premier des Tarquins contrai-gnant le Peuple de s employer à cette construction , la plufpart en-nuyez de la longueur du travail & du péril continuel ou ils fc trou-voient dans la fouille des terres des Montagnes, fe donnoit volon-tairement la mort pour fe libérer de ces maux. A quoy ce Roy pour- cruauté à Tat-vût par un remede qui n’avoit jamais esté pratiqué auparavant Le Ou-
qui ne l’a point esté depuis, en faisant attacher les Cadavres au gi-bet pour les exposer à la veste du Peuple & à la pasture des oyseaux& des bestes sauvages. Et c’est , dit-il, en cet endroit que la hontedu nom Romain, qui souvent en d'autres occasions à remis les affai-res les plus désespérées dans les Combats, arresta tout à coup la fu-reur de ces désespérez , en les trompant, pour ainsi dire , & leuîfaisant appréhender pendant leur vie un affront dont ils ne pou-voient avoir aucun sentiment aprés leur mort. La mesure que Ion n» chariotprit pour la largeur des Cloaques & pour la hauteur de leurs voûtes de foin J?™ 1 aise -rue y dit-ii y telle qu un Chariot charge de tom fort au large pûtaisément passer par tour.
Au reste 1 etonnement de Pline au sujet de la solidité de ces Ou- n ■> n ■vrages , qui de Ion temps avoient déja duré plus de huit cent ans, quoi^u'u ? àdoit estre hien plus grande a présent qu'il y a plus de deux mille ans q ïii s d soLn *
qu ils font construits, fans qu’ils se soient gastez, ny par le temps,ny par la ruine entiere de la Ville de Rome , qui a esté prise & re-prise , saccagée & brûlée tant de fois depuis par les Barbares.' CesCloaques ou Conduites souterraines s’avancent fort loin au delà del’enceinte des murs de Rome, & les Gors, au temps de l'EmpereurJustinien, íeroient entrez par là dans la Ville, s’ils avoient eu affaireà un Capitaine moins vigilant que BeUfjaire qui estoit dans Rome, surprise de R 0me&qui pourveut à propos à fa scureté, sc souvenant que peu d'annéesauparavant, il s’estoit iuy-même rendu maistre de la Ville de Naplespar un semblable stratagème.
Nous avons diverses Places fortes, ou il y a des voûtes fouter- voûtes souterraine*raines qui traversent le fossé, & qui s’étendent même fort loin au dehoít p* «sdelà de toutes les fortifications, avec des ouvertures scerettes en fortcs *
G ggggggg