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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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674 COURS D’ARCHITECTURE

L ivre ïII. de Vitruve auísibicn que dans celuy d’Albert, il a leu neque craflloresChap. III. dextante au lieu de sextante , c’est à dire ny plus hautes que de dixcorrection de phi- P otlccs tty rnoins hautes que de neuf; Ce qui est à mon avis le veri-iander. table sens de Vitruve , & qui convient le mieux aux marches des

Escaliers anciens qui nous restent; A moins que l'on ne veuille direque Terreur de Vitruve &c d’Albert n’est que dans la transpositiondes termes , & qu’il faut lire neque cra/Jìores dodrante , neque tenuioressextunte. C’est à dire que la hauteur des marches ne soit jamais deplus de neuf pouces ny moins de deux. Le même Albert dit ensuite,ainsi que Vitruve, que la largeur des marches qu il appelle retruBio-nes , ne doit point estre de plus de deux pieds ny moins d un pied& demi. Et qu'au reste les Escaliers seront d’autant plus commodesdans un Edifice qu’il y en aura moins, & qu’il s y occuperont moinsde place. Ou Ton voit le goust de son temps, qui ne vouloir quede petits Escaliers ; Ce qui est néanmoins assez éloigné de ce qu’ila dit auparavant, qu’il approuve fort que les Escaliers soient am-ples & spatieux , suivant la qualité du lieu ou ils sont construits.

Les Escaliers fontd’autant plus com-modes dans un Edi-fice qu'il y en amoins & qu’ils yoccupent moins deplace.

Suivant le Fouit deson temps.

CHAPITRE IV.

DoBrine de Paladio fur les Bfcdliers .

Chap. IV. T^Alladio au vingt-huitiéme Chapitre de son premier Livre| dit, comme Albert , qu’il y a beaucoup de difficulté à placerles Escaliers en forte qu’ils n’embaraísent point le reste de l’Edifice.rentrée doit estre lis ont, dit-il, trois ouvertures : La premiere est celle de Tentrée,cL e rcher°, rd & s î>on la ^quelle est d’autant plus louable qu’elle est moins cachée à ceux quidok beiie' '«de du Gîtent dans la maison, & si elle est mise en lieu , qu’avant que d’ybâdment avant que arriver Ton découvre la plus belle partie du bâtiment ; mais furdy arriver. tout si elle se voit d'abord sans qu’o n soit obligé de la chercher.Les fenestres hautes Ea seconde est celle des fenestres qui donnent jour aux marches, && dans ie miheu. qui doivent estre fort hautes & situées dans le milieu, a fin que leurclarté se puisse répandre également par tout. La troisième est cellepar laquelle on entre sur le plancher de dessus, & qui doit aboutirà des lieux amples & bien ornez. •

Les Escaliers font, dit-il, beaux s’ils font clairs, amples & faciles,eníorte qu’ils invitent, pour ainsi dire, d’eux-mêmes les personnes quiles regardent à monter. Ils font clairs s’ils ont un jour vif qui serepande également par tout. Ils sont amples s’ils ne paroissent pastrop resserrez à proportion de la grandeur &c de la qualité de l’Ou-vrage : Ils ne doivent pourtant avoir jamais moins de quatre piedsde largeur, asin que deux personnes y puissent passer commodémentde front. Ils font commodes au reste du bâtiment si Ton peut seservir des espaces fous les Arcs qui portent les rampes pour y resserrer

Les Escaliers doi-vent aboutir à deslieux amples & ornez.

II faut qu’ils foientclairs , amples &faciles.

Jamais moins de 4pieds de largeur

Leur commodité.