COURS D‘ ARCHITECTURE
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Livre III.Chap.XII.
CHAPITRE XII.
Du jour des Escaliers.
Le* Escalierssçauroientde jour ny trop
Escaliers éclairez
haut.
Par une ouverturedécouverte.
liers ne T)Our te qui est du jour des Escaliers qui en fait une des plus'trop r vif” P x grandes beautez, il est constant qu ils n en íçaur oient trop avoirny de trop vif. Mais comme il ne leur peut venir que par des ouver-tures qui ont leurs fujettions au reste du bâtiment , il faut bienprendre garde dans le choix du lieu & dans la disposition des ram-pes, quil n’y ait aucun endroit qui ne soit bien éclairé, soit par dessemestres qui répondent au milieu de chaque rampe fur les palierssoit par les flancs. C'est à dire que ce choix Sc certe disposition doi-vent suivre celle des semestres qui font elles-mêmes assujetties à lafymmetrie du dehors.
Nous avons de grands exemples ou les Escaliers grands ou petitsseulement parie c p. ant engagez entre les logemens intérieurs d un bâtiment, ne peu-vent recevoir leur clarté d aucun endroit que par le haut, Sc qui nefont pourtant pas moins éclairez que les autres par la bonne dispo-sition de l'ouverture que l'on y peut pratiquer. Cette ouverture estquelquesfois découverte, comme à la Rotonde qui n a de jour quepar le trou qui est au sommet de la Coupole, ce qui seroit fort in-commode parmi nous, à cause des pluyes fréquentes Sc des neiges,qui gâteroient à la sin les ornemens de l’Escalier Sc en rend r oient1 usage désagréable.
Ainsi il est bien plus à propos de fermer le haut de cette ouver-ture , ou par quelque corps transparant comme a fait le CavalierBernin dans la rampe qu’il a construite entre 1 Eglise saint Pierre &la premiere Cour du Vatican , dont la principale lumière vient decertaines semestres oblongues qu’il a pratiquées de distance en di-stance dans le milieu des compartimens du haut de la voûte , Scqui font couvertes par dessus avec des glaces de verre de Venise ;Et dont on a depuis peu suivi lexemplc dans le grand Escalier deVersailles.
Mais comme on peut dire avec raison que ce qui réussit en Italien’est pas toujours propre en ces Pais, où ìc poids des neiges & lelong séjour qu elles font certains Hyvers fur les toits, peuvent fairedes désordres que l’on ne ressent pas tant dans les Païs plus meri-11 vaut mieux que dionaux : f estime infiniment davantage la pratique qui est la plusiesouvertures soient or£ jj na j re couvrir l es ouvertures du haut des Escaliers par desDo"' en foone de internes , ^'est a dire par des ouvrages elevez au deílus du toit enforme de Phares , de Dômes ou de Coupoles, dont les costez ouvertsou fermez seulement de vitres bien claires , transmettent par l’ou-targeurde l’ouver. verture du toit presqu’autant de lumière quily cn auroit si elle estoit»mp?*f eaWlledei entiercment découverte. Cette ouverture est belle Sc bien propor-
Ou couverte sur ieplat.