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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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L. IV. C. IV.

I! fiiu élever les par-ties qui pottent furdes moulures qui ont■ faillie si l’on veutqu’elles paroissententieres.

Arc de voûte dontla flèche eít plusgrande d’un tiers que1e rayon du c cintre.

I.a fléché del’AtCdoit an moins sur-passer le rayon, d au-tant que la faillie descorniches en ôte dehauteur aux yeux.

Scamozzi & MighelAnge ont eleve lecentre de l’Arc au•deflus du niveau derimpoiìe.

La corniche de S.Pierre dt Rome apeu de tâillie & beau■coup de hauteur.

Sans douane fur lelarmier.

7 o8 cours d* architecture

blable, d’autant plus quelle peut estre d’un grand usage pour lapraZtique. Car il est constant qu’il faut élever les parties du bâtimentqui portent fur des moulures qui ont des faillies, st l’on veut quel-les ne parodient pas estropiées.

A ce propos Léon Baptiste Albert dans le vingtième chapitre deson septième livre , dit qu’il a remarqué qu’aux grands Temples,où l’on ne pouvoir peut-être point mettre de Colonnes qui eussentaífcz de hauteur pour répondre à la grandeur de la masse , les Ar-chitectes avoient continué les retombées des Arcs des voûtes,de tel-le forte que leur hauteur perpendiculaire fous clef, qu’il appelle laflèche de l’Arc , fut plus grande d’un tiers que le rayon du ceintre^ct cela, dit-il, contnbuoit beaucoup à la beauté de l’Ouvrage: Carla voûte s’élevant plus haut par ce moyen , en paroist beaucoupmoins pesante & plus dégagée. Il dit ensuite qu il faut dans les voû-tes à plein ceintre que les retombées , qu’il appelle les cornes deJ’Arc, descendent au dessous du diamètre horisontal , & que leurflèche impasse le rayon, au moins d’autant de hauteur, que la sailliedes corniches en ôte aux yeux de ceux qui les regardent du milieud u Temple.

Cette réglé seroit assurément la même que celle dont Vitruvepromet la deícripcion , si l’opinion de Bal dus étoit vraie pour lesScamilles impairs ; Car toutes leurs mesures ne dependent en ce casque du point où le rayon visuel qui passe par l’extremité de la sail-lie rencontre le mur qui est au dessus. Peut-cstre que Scamozzi a eu lamême raison quand il a élevé les centres de tous ses Arcs au dessusdu niveau de leurs impostes ; Aussi-hie n que Mighel Ange ^onarote ,lors qu’il a fait la fléché , c’est à dire la hauteur perpendiculaire del’Arc intérieur de la Coupole de S. Pierre plus haute d’un sixièmeque le rayon de fa courbure : Ce qui est precifement egal à la sail-lie de la corniche sur laquelle l’Arc est posé.

Il estvray que cette corniche, qui est élevée sur le rés de chausséedu Temple à la hauteur de plus de vingt toises , ct qui est dans unlieu étroit & ferré, qui ne permer pas que l'on la voye d’une distan-ce proportionnée à fa hauteur, a tres peu de faillie , quoy quelle aitune prodigieuse hauteur. Elle n’a pas même de doucine au dessus defa goutiere pour la mefme raison , & clic n’est composée que d’unpetit nombre de moulures qui font toutes grandes & fortes : ct letout néanmoins paroît régulier ct même délicat à ceux qui les re-gardent de bas en haut. En quoi i’on peut dire que cet Architecte apleinement satisfait à la Réglé de Vitruve , qui dit qu’il faut ajou-ter aux mesures des parties selon quelles font disposées en lieu hautou bas , ouvert ou ferré. Cette pratique d’ôter la derniere doucinedes corniche, qui font fort élevées dans des lieux ferrés, a esté heureu-sement mise en œuvre par nos Architectes en divers endroits de Paris,comme aux Jésuites de la riie 8.Antoine, au Val de Grâce ct ailleurs.

Philander