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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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G I N QJJ I E M E PARTIE. 709

Phìlander íe moque assez agréablement de l’ignorance des Archi- Livre IVtectes qui travailloicnt de son temps à Rome , & qui voyant par les Chap. IV.mesures exactes o u'ils prenoient de plusieurs disserens morceaux d'A r- ,, , .

1 1 \ 1 s 1 t ■ , . L on ne doit pas bla-

chitecture epars ça ct la dans les ruines des Batimens antiques, quel- met vittuve de celes étoient peu conformes aux réglés de Vitruve , se mêloient de mftrcSSderánti!blâmer hautement sa doctrine ; sans faire , dit-il , réflexion, ni à la nesonfpoimcon-* 'qualité de l’édifice d’oû ces differentes pieces avoient esté tirées,nia p° r r ^ esaUK f iennes >la disposition du lieu où elles estoient situées,ni à diverses autres consi- s ç ait paTni ssiku'mdélations qui font , qu’au rapport même de Vitruve, il est necessai- ìtóde rouvrige odre d’ajoûter ou diminuer à leurs mesures ordinaires, pour leur donner pî a s « 2 0rceaux éK>ientlapparance des belles proportions: Etant également impertinent devouloir se servir dans des lieux que l’on voit de prés des mesures qui fontfaites exprès pour réussir en des lieux d une situation extraordinaire,

& de vouloir employer en toutes sortes de situations fans rien ajou-ter ni diminuer , celles qui font dans les véritables proportions pourfaire un bel effet lors quelles font vestes de prés, ct avec peu dehauteur.

CHAPITRE V.

Hifloire de Phidias ft) d'Alcamenê.

Í E voudrois pouvoir raconter aussi agréablement l’avanture de C HA P. V.Phidias & d’Alcamene , quelle est décrite dans les Chyliades dezetzes Poëte Grec. Ces deux Sculpteurs vivoient, dit-il, en mêmetemps avec réputation à Athènes : Alcamene estoit de ceux qui avecun mérité médiocre, font beaucoup de bruit, employant la meilleure soisoit beaucoup departie de son temps à faire la cour au peuple,ct à chercher des amis gam&^uTavoícdesintrigans pour se faire prôner ; Qui est, dit-il,un bon moyen pour * 3 . uiJevan 'fe faire valoir par le babil & pour aquerir des richesses : Quoy queces gens là voyent souvent mourir leur réputation pendant leur vie.

Phidias au contraire paíloit tous les momens de la sienne à l’étude ph jfi is ne P ensoit

, v . f, r, 1 1 , , . qu à étudier & (ton-

de son Arc & a celle de l’Optique ct de la Géométrie ,qu u jugeoit ne- neria perfection»

ce flaire pour parvenir à sa perfection; il ne faisoit la cour à person- se * °«« a s eS *

ne, ct s’cstimoit heureux de l’approbation de peu de personnes con-

norssantes , que son mente avoir fait ses amis : qui est dit , Tzetzes

un moyen assuré pour estre pauvre pendant fa vie , ct pour devenir

riche de gloire & de réputation immortelle âpres fa mort.

Ces deux Maîtres eurent ordre en meíme temps de travailler à deux

Statstes, que le peuple d’Athènes vouloir faire élever fur deux hautes

Colonnes qu’il avoit fait dresser devant le Temple de Minerve. Aí- n* f °nt chacun une

camene fit la sienne avec toute la délicatesse possible, finissant par càd'àmcnlo»

des maniérés fardées ct lechées jufqu’aux moindres lineamens ; Ce

qui plût extremement au Peuple, ct augmenta infiniment la réputation

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