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COURS D’ARCHITECTURE.
Livre IV.C h a p. VII.
CHAPITRE V II.
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Sentiments contraire à l'opinion de Vitruve.
opinion contrai- JT A i s au contraire ìl y cn a d’autrcs qui ont peu d’estime
Lon V nëdS pas" jLP our ces pr^riques, aussi bien que pour les précautions de
tique S C de d perspe " Vittuve, &c qui disent que l’on n’y doit avoir égard que rarement,ctive, parce que’* estant persuade? que nos yeux ne trompent jamais, tant parce qu ils£en/pas, n &que” representent de bonne foy les choses en la maniéré qu’ils les reçoi-«“1™“juger" vent, que parce que nous avons fans y penser accoutumé nostre sensjuste des odj-ts" commun à juger justement des objets fur leurs apparances ; le juge-eurs app». „ st es yeux estant tres-fûr & prefquinfaillible aux personnes quifont dans un âge parfait, dans lequel on a pû contracter une tellehabitude d’en corriger les deffauts, que l’on ne s’y laisse surprendre33 que rarement. On ne craint point de toucher de la teste le plan-33 cher d’unc longue Galerie, quoiqu il semble à son extrémité s’abaif»33 fer à la hauteur de nostre œil ; parce que nous fçavons par cette ex-" perience , que les lignes qui font parallèles entr’elles semblent aux" yeux concourir à un même point Et le jugement que nous en fai-" sons est íï juste, que pour peu que ce concours varie dans l’apparan»” ce , nous connoissons auíîì-tost que les lignes en effet ne font point33 parallèles.
L’on connoist même aise? bien si un visage est rond ou s’il estlong, quoiqu’on le voye à une fenestre haute, & un corps greste cn33 cet endroit ne paroîtra point trapu, ny celuy d’une stature extraor-Le sens commun ” dinaire ne fera jamais pris pour un nain; parce que le sens commun,ajoutant à l’image qui est dans l’ceil les circonstances des choses qu’ilae i-aoirncami connoist , ( telles que font l’éloignemcnt & la situation de l’objet, &C& de la^îmation la grandeur des choses aufquelles il le compare, ) empêche que les
de l’objet- „ . & P ■ 1 -r i 1 • i . 1 1
images apparantes ne loicnt p r lies pour les véritables.
Tout ce qui î Pour faire, difent-ils, que la précaution de Vitruve fust necessai-S" depcîd* re, il faudroit que tout ce qui appartient à la veste dépendit feule-í-œiiTeTenscom- ment de l’œil ; Ce qui n’est pas vray, parce que le sens commun ymun y intervient intervient toujours qui la redresse : Ainsi il fe rencontre peu de cas oùledX*. qU1 fa réglé de changement & de proportion puisse avoir lieu. Si l'on metune figure Colossale dans un lieu fort élevé, c’est pour la faire pa-roistre Colossale , & non pas pour empêcher que son éloignementne la fasse paroistre trop petite , parce que quand il est nécessairequ’une choie soit petite , il faut aussi qu’elie paroisse petite. Ainsila teste d’une statste Collossale , quelque haute élevée qu’elle peutest te, ne doit pas estre plus grande , & avoir une autre proportionqu’elle en auroit en une statste que l’on verroit de plus prés, parcequ’il faut qu’une teste éloignée paroisse petite, autrement la statue
ajoute à l’image ,3qui est dans l'œil ,,les circonstancesde l’éloignement,,e la :l’obje
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