C I N QJU I E M E PARTIE. 7lI
marc ^ lcs milieu. Ce qui fcroit a mon íens peu raison- Livre IV
ll me semble enfin que pour appuyer plus fortemenc la pensée de CHAP *Vitruve sur îe íujet de ses précautions, & la pratique de ces anciensArchitectes & Sculpteurs, nous pouvons dire avec beaucoup de rai-son, que le but principal de l’Architecture & de la Sculpture estantde disposer les parties de leurs Ouvrages en forte quelles puissentplaire ; Elles travaillcroient aslez inutilement lune &l’autre, &mêmecontre ieui propre intention, fi elles les y mettoicnt en forte rrn’rl P lairc >fcroiccontreies n y fuíicnt ny veues ny reconnues, comme il arriveroit necessai scrTOlt to Ut £rement 1. elles íc servment toûiours des mêmes piopornons cn rou- a ,
tes tortes de h mations & de distances. Car bien que l’on connni/T> °û« (pa m«ne se.
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aíìcz bien, comme on dit , fi un viíage est rond ou s 5 il est long reeonnuCí 'quoy qu’on le voye à une semestre haute , & qu'un corps grêle cncet endroit ne paroîtra point trapu , ny nain celuy qui fera dunestature extraordinaire ; Cela à mon avis ne doit s’entendre quelorsque la fenestre n est que d une hauteur médiocre. Car ce v iíacr erond peut estre mis à une fenestre dune hauteur si éloignée desyeux, ou dans une situation tellement serrée & contrainte, que nonseulement on ne pourra pas juger s’il est rond ou long, maisonne pourra pas même discerner s’il est boule ou visage. Je ne veuxpas rapporter les contes de bouffonnerie que l’on fait à ce sujetìMais il est constant que les figures & les parties de l’Architectureposées dans leur hauteur naturelle en certames distances & situa-tions , n ont aucune apparance ny de figures ny d’ornemens. Unvisage fini délicatement pour estre veu de prés, comme estoit celuyde la statue d’Alcamene , estoit un travail mutile & impertinentpour estre situé dans un lieu où la statue entiere ne pouvoir paraî-tre aux Spectateurs que comme une maffe de rocher informe : Onpeur dire la meme chose des moulures d un entablement , dont ladélicatesse est tellement recommandable aux Ouvrages que l’on voiede prés , & qui de loin ne se voyent qu avec confusion.
Ccst donc avec beaucoup de raison que ces grands Maîtres, onraltéré les proportions ordinaires des parties de f Architecture Sc de tonìSlit ^ Cfla Sculpture félon la difference de leur éloignement Sc de leur situa-tion. Qu’ils íe íont abstenu de faire les petites moulures des enta-biemens, dans leíquels ils se sont contentez de marquer grossière-ment les membres principaux, lorsqu ils dévoient estre veus de loin,
& leur donner la grandeur qui estoit necesiaire pour les faire paroi-tre du lieu d'où ils pouvoient estre regardez commodément, Qfiísont gtosii Sc agrandi les choses extremement élevées au dessus dcl’ceil, donnant par exemple neuf ou dix pieds de diamètre à la pom-me du haut de la Coupole de saint Pierre , pour ne pas se rendreridicules comme ils auroient fait , s'ils avoient mis à cette hauteurune boule d’un pied feulement de diamètre, qui n’auroit point este
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