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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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73 o COURS D 5 ARCHITECTURE.

Livre V. Tous les autres Interprètes & Sectateurs de Vitruve, appuyent enChap. II. toutes rencontres le sentiment de cet Auteur sur le sujet des propor-tous les interprétés rions > & principalement Daniel Barbaro qui s’étcnd fort au long furson scïïmenc nt de Explication des Textes que nous venons de rapporter , qui ontassez d’obscurité dans leur Syntaxe , quoy qu'en général il soit assezfacile de comprendre le sens de Vitruve, fans qu’ií soit nécessaire detranscrire icy tout ce que ses Commentateurs en ont dit. Ce qu’il ya de particulier dans le Commentaire de ‘Barbaro , c’cst ce qu’il ditfur le second Chapitre du sixième Livre- ; Qssaprcs qu’un Architecteaura considéré meurement la nature des proportions, & tout ce quipeut contribuer à la beauté de son Ouvrage, de quelqu’Ordrc d’Ar-chitecture qu’il puisse <?stre, qu’il aura bien compris quels font lesnombres Sc les mesures que la nature se plaiss de donner aux Colon-nes Sc aux ouvertures, & qu’il aura pris garde que les choses hautesLes proportions qui naissent des basses, & que les proportions qui dans les voix donnent

dans les voix don- , . r J i _ *. A A 1 ,

nent du plaisir aux du plailir aux oreilles , íont les memes qui appliquées aux Corps

oreilles font les me- 1 1 ii-r . /• i • . 1 / i l 1 a

mes que ceiies qui donnent du plailir aux yeux. Apres, dis-je, quil aura preveu toutesnent piaisirTux 0 " ccs ohoses, il faudra qu’il employé la subtilité de son esprit à pour-yeux. voira ce qui est nécessaire à cette partie de l'Architecture que Vitruve

appelle Eurythmie.

CHAPITRE III.

Sentimens de Leon-Baptifie ^Albert far les proportions des parties

d’Architecture.

Ch ap.I I1.

La recherche de lanature de la beautéest tres-difficile.

Un Edifice comparéà un Corps animé,il est bon d’imiter lanature dans fa con-struction.

II y a une grandevariété entre les cho-f es qui font vérita-blement belles.

L Eon-Baptiste Albert dit, au cinquième Chapitre deson neufiéme Livre, que la recherche de la nature de la beautéest tres-difficile par tout, mais principalement dans l’Architecture,dont la perfection consiste cn l’assemblagc de tant de parties diffe-rentes, Sc de tant de disserentes especes d’orncmens, Qtsun Edificepouvant estre comparé à un Corps animé, l’on ne sçauroit mieuxfaire qûe d’imiter la nature dans fa construction , Sc de rechercherce qui fait qu’entre les Corps quelle produit il y en ait dune beautéparfaite , d’autres dune beauté médiocre, Sc d’autres enfin qui ontde la difformité Sc de la laideur.

Sur quoy l’on peut dire premierement qu’il ne faut pas exiger uneressemblance parfaite entre les choses qui font véritablement belles-,Elles font au contraire dans une variété admirable. Entre les bellesFemmes il y en a de grêles Sc d’autres qui ont plus d’embonpoint.Et quoique nous ayons naturellement plus d’inclination pour lesunes que pour les autres , nous ne détruisons pourtant rien à leurvéritable beauté par nostre choix , laquelle subsiste dans nostre esti-nie, Le même dans nostre esprit, plutost par quelque cause née avec