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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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C I N QJJ I £ M £ PARTIE. 7zr

nous , & insinuée dans nostrc ame par la nature que par !'opinion. Livré V.Car les belles choses nous plaisent neceísaircment par le mêmeprin- Chap. III.cipe qui nous fait avoir de I’aversion pour les difformes. Ainsi l’on Lcs bdlpeut dire assurément que dans la forme d’un Edifice il y a naturelle- »? us prisent & i«ment quelque chose d’cxccllent & de parfait qui nous surprend, qui S ^pT/ín”miméexcite nostrc ame òí qui se fait sentir auísi-tost ; Et c est en cela que prmclí>e ’consiste sa dignité, sa beauté òc sa grâce , qui s’évanoììissent & se r* dan S ia forme

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galtcnt au moment que vous changez mal a propos en oítant ou chose d e naturel quidiminuant quelque chose à leur arangement. Car il est certain que Et qd îévanouitchaque Corps est composé de certaines parties qui Iuy font telle-ment propres, que si vous venez à en oster quelqu’une, à l’augmen- la dis p° sitio »ter, la diminuer ou la changer de situation z II arrive auíïì-tost que ?tme ‘ce qui contribuoit dans ce Corps à Iuy donner auparavant de labeauté & de la grâce ne sert plus qu à Iuy donner de la laideur òí àle rendre odieux.

D’ou l'on peut inférer que c’est principalement en trois choses La natute d e nouc consiste la nature de cette beauté que nous recherchons ; C'est à ^ au L é c ° nsiíle au

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íçavoir au nombre des parties, en ce que ion peut appelíer finition , £,2[£““ on8cestòí en leur arangement ou situation ; lesquelles produisent par leurassemblage un je ne sçay quoy qui fait admirablement éclater la for-me de la beauté, & que nous nommerons concinnitatem en Latin, & Qdsontrharmonieen François harmonie , jymmetrie , grâce , gentillesse & correspondance ; ° u la gtaec '

En un mot ce qui fait que la chose soit agréable , qui assemble desparties entièrement disserentes òí les joignant ensemble par un liend’amour , elle les fait concourir à la production de quelque chosed'accompli. D’ou vient que ce qui est en symmetric s’insinuant dans c- qd eiien sym-nostre ame par nos sens, soit par celuy des yeux ou des oreilles, ou ndS a°me paísescn quelqu’autre maniéré que ce puisse estre; il y forme auísi-tost un °^ ks ou fo ^ e le u 1Tsentiment dc plaisir, parce que nous aimons naturellement les belles ttnûàJnchoses. Il n y a même rien en quoy cette harmonie ou correspon- L'/.-tmom- a »»-dancc se donne mieux à connoître qu’en elle-même òí dans la natu- n^íheraíson&&veere, Sc nous pouvons croire quelle a une forte liaison avec nostre nostreamc -raison òí avec nostre ame ; Qsselle embrasse la vie des Hommes-&la conduite entierc de leurs mœurs, òí qu’en un mot elle gouverne1’Univers.

La nature ne produit rien qui nc soit selon les loix de la sym-metrie , elle n’a point dc soin plus pressant que de faire en forteque tous ses ouvrages soient parfaits ; ce qui ne se peut fans harmo-nie , fans laquelle il n y a plus de concert dans leurs parties, qui estsi essentiel à la perfection. Et l’on peut dire que la beauté dans un t* beauté d’unCorps n’est autre chose que la correspondance de ses parties, les- k e CO f Ç r s ef ‘

quelles par leur nombre , par leur finition òí par leur arangement, p«ûe$.conspirent à produire ce concert òí cette harmonie conforme aupremier òí principal dessein dc la nature.

C’est ce que l’Architecture prétend uniquement d’introduirc dans

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