c I N QJJIEME PARTIE.
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CHAPITRE XVIII. Chap.XVUI
Résolution de quelques autres difficulté ^.
I L ne reste plus qu a résoudre une difficulté que l'on pourroit en- c-â f a i te commecore proposer sur cc sujet en cette maniéré. Comme ceux quirappliquent à la recherche de la Pierre Philosophie & qui preten- grandoeû-dent y avoir déja fait beaucoup de progrez, s’imaginent que les plus livrísTcsAnekns.grands Personnages de l'Antiquité en ont eu la conoiísanec parfaite& qu’ils en rcconnoissent les traces dans leurs Ouvrages ; ainsi quedans les Poèmes d’Homere & d’Hesiode , dans l’Eneïde de Virgile,
& même dans les Livres de l’Ecriture-Sainte , où ils découvrent,disent-ils, toutes les opérations du grand Oeuvre cachées sous l’ap-parance des fictions allégoriques ; Quoi qu’en effet toutes ces choiesn’ayent point d’autre fondement que celuy de la foiblesse de leurimagination : Ne pourroit-on pas dire à peu prés la même chose delestime que l'on tait des proportions.
ìl me semble que j’entends quelqu'un qui me reproche, qu a leur Quededûoqueronexemple, j'impute à la pluspart des Architectes anciens & modernes 'SiTdan! [«fSdes ièntimens qu’ils n’ont jamais eus , & que je m’imagine trouver bcsux bàcm an-dans leurs plus beaux Ouvrages des proportions ausquelles ils n’ontjamais pensé, & qui n’y sont point en effet. Ce que l’on peut, dira*t’on, facilement reconnoître, au moins dans les desseins des Bati-mens antiques , dont nous avons à présent des descriptions de laderniere justesse , &£ dont les véritables mesures sont a fiez éloignéesde ces proportions que je leur donne ; De sorte qu’il n’y a point Lc plaistI qus n0HIde raison d’affurer , comme je fais, que tout le plaisir que nous donne la d v g cUe desrecevons à l’aspect des beaux Edifices n’est produit dans nôtre ame vk.» P on» a«que par les proportions, puisque ces proportions ne s’y rencontrent «““n*” pofntfcípoint en effet. Car de dire qu il suffit d'y pouvoir trouver quelque j!j n " ”ffi“ r p^ iqu . achose d’approchant, en tirant, comme on dit, la pluspart de leurs r, ait a ud a ue chosemesures par les cheveux ; C’est ne se pas souvenir de ce que say re- quefksdoíveinestrepeso tant de fois, que ces proportions nous plaisent dans l'Archi- SteSidanitecture par le même principe que nous les trouvons agréables dans la Mull< ì uc *la Musique ; puisque dans celle-cy, pour peu que les sons s’éloigncntde la justesse des proportions qui font les consonances, il n’y a plusde plaisir à les entendre.
Ces objections paroissent assez plausibles, accompagnées, comme Nousne connoir.clles sont, de comparaisons & de l’autonté de l’experience. Pour yrépondre ic diray, que comme entre les Architectes anciens & m o-
l ) J ' i ,, leurs deíleins,ou feu-
dernes il y en a que nous ne connoiíions que par leurs écrits, d au- ìcmcnt P àr ìcu»tres qui nous ont laissé des écrits & des desseins de leurs Ouvrages, 0avra s ct *
& d’autres enfin dont il ne nous reste que les Edifices qu’ils ont con-struits : L’on ne peut pas premiercment m’accuscr avec justice dun-
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