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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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Livre V.Chap.XVIII

L’on n’a rien dit cy-devantquece qui estdans leurs Livres &dans leurs dtslUns,dans la mcíure (les-quels on auroit né-gligé les p tires dií-terences si l'on y en~«ic trouvé.

Ce n’cû pas folieque <le croire que lesanciens Architectesont Cçu ce qu’ilsfailoKiu,

Leurs Ouvrages neplaisent que par lesproportions qu’ils yont mises quandmême ils ne les ausoient pas connues.

Comme les Con-certs ne plaisent quepar la proportiondesconlonances queles Maîtres de Musi-que y mettent Ionvent fans les con-uoiitre,

7 8o cours D’architecture.

puter aux premiers comme à Vitruvc , Léon Albert &c, des chosescontraires à leurs fentimens, puisque dans tout ce discours je n’ayfait que rapporter fidèlement ce que j’en ay trouvé dans leurs Livres.Je puis en dire autant des seconds au sujet de ce qu’ils nous ont en-seigne dans leurs discours, comme de Vignolc, de Palladio, de Sca-mozzzi &c. Et pour ce qui est de leurs desseins, dont je rapporteles proportions, je puis assurer que je les ay ainsi trouvées dans leursmesures : Et je déclare que si, les mesurant plus scrupuleusement, j’yavois trouvé quelque petite differcnce,je ne m’y serois point attesté;Et j’aurois mieux aimé en imputer la faute au papier, au dessinateur,ou à la graveurc, plutost qu’à l’intention de ces Architectes, qui partout ailleurs dans leurs écrits & dans leurs Ouvrages paroiíìent avoirtant d’cstime pour les proportions.

La difficulté n'est donc plus qu à l’égard de ceux que nous ncconnoíssons que par les baumens qui nous restent : Surquoy je de-manderois volontiers, si c’cst foiblcsse d’imagination que d’avoir dcl’estime pour eux, & s’il y a de la folie à les prendre , comme sayfait , pour des gens qui ont sçu ce qu’ils faifoient, qui ont pû ren-dre raison dc leurs Ouvrages , qui n’ont point travaillé à í’aveugle,au bazar d & en tatonant ; Car enfin c’cst ce que j'ay pensé d’eux,quand j’ay dit qu’ils avoient fort bien connu les belles proportionsqu’ils ont données à leurs Edifices, & dont on trouve encore à pré-sent les traces dans les desseins que nous en avons & dans leurs me-sures. Et si l’on veut absolument qu’ils n’en ayent pas eu la connois-sance, ne pourray-je pas dire, au moins , d’eux ce que j’ay avancécy-devant de nos Architectes modernes qui n’ont pas d’estime pourJes proportions , & qui nc laissent pas dc produire des Ouvragesapprouvez ? Et qui m’empêchera d’assurcr que fur l’idée des beauxexemples qu’ils ont eus, ils se font formez un goust par la pratiquequi leur fait aimer & produire des belles choies fans les connoître?dont les Ouvrages néanmoins n’ont de beauté que par les propor-tions qu’ils y ont mises fans le sçavoir. A l’exemple dc la plusparcdes Maîtres de Musique, qui fans avoir aucune connoissancc dc laThéorie de cet Art divin, ny des proportions des consonances, nclaissent pas, par l’habitude dc pratique qu’ils ont acquise , dc com-

f >oser de tres-beaux chants j Qai ne font pourtant agréables que pares belles proportions dont ils font remplis, & que ces Maîtres yont mises fans les connoître.

La question n’est donc plus que de sçavoir si ces proportions ncse rencontrent pas , comme l’on dit, dans ces Edifices ; Si par lesdesseins exacts que nous en avons à présent l’on connoist que lesvéritables mesures de leurs parties font fort éloignées de celles qu’iifaudroit quelles eussent pour former ce rapport que je m’imaginequelles ont en les tirant, comme on dit, par les cheveux ì Et enfins’il ne faut pas que les termes des proportions dans les batimens

soient