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murs. La nature voisine lui répondra. A la végétation des tro-piques, au babillage des perroquets, au sifflement aigu des geaisbleus, aux serpents, aux iguanes, correspond directement l’artdes teocalis du Mexique .

Si, tout au contraire, le même homme gravissant les assisesdes Pyramides, jette un long regard sur les immenses ruines quiparsèment en cet endroit les rives du Nil , il comprendra com-ment au milieu des sables du désert et devant les horizons mornes,le sculpteur n’a trouvé à modeler dans le granit rose que le calmeet froid visage des Androsphinx à profiler sur les arides collinesque les silencieux colosses de Memnon, à creuser dans la pierreque les régulières cavernes d’Ipsamboul.

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Fig. 1.

Coupe Assyrienne . — Bas-reliefde Khorsabad . — Musée du Louvre.

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(.oupe Gauloise. — Musée céramiquede Sèvres.

Hauteur : 06 centimètres.

« Succès au Gourou, cette boisson est l’eau de la vie, bois-la. » Ily a dans le pays de Galles un conte, celui de Pérédur , répandu enarmorique sous le nom de Peronnik, le conte du chevalier du bas-sin. Or, savez-vous quelle est la quête de ce Pérédur, il chercheune coupe magique, le trésor entier des connaissances humaines,une coupe dont la sainteté ne peut être expliquée en aucunelangue sans que les quatre éléments ne soient bouleversés, le cielfondu, l’air obscurci, la terre ébranlée, l’eau noircie ; car elle estla vie de la vie. Cette coupe est gardée dans un château situé au

Fig. s-

Vase Egyptien. — Musée du Louvre.Hauteur : 25 cent.

Fig. 6.

Vase Américain.

Musée Ethnographique.Hauteur : 27 cent.

Pourquoi, s’il soulève les dalles des nécropoles de l’Eptano-mide, s’il pénètre dans les sanctuaires oubliés des Aztèques etdes Incas , ne verra-t-il au contraire, en fouillant la poussièi edes sépulcres, que le même type dans les vases, la même forn oet le même caractère dans les poteries de provenances si diffé-rentes. {Fig. 1, 2, 3, 4.)

Il nous a paru curieux d’en chercher la raison. Ce sont lesobservations qui résultent de cette étude, que nous soumettonsici à l’appréciation désintéressée du lecteur.

La terre a respecté la terre, et de ces âges si reculés, ce qu’ellea gardé le mieux, ce ne sont ni les sceptres, ni les couronnes, niles diadèmes des pasteurs des peuples, mais bien les vases dur-

Fift. 3.

Coupe Péruvienne .Musée Ethnographique.Hauteur : 05 cent.

Fitr. 4.

Coupe Gauloise.

Musée céramique de Sèvres.Hauteur : 04 cent.

cis au feu, ce qu’il y a de plus léger, de plus commun, de plusfragile. Aussi les exemples ne nous feront, je l’espère, aucune-ment défaut pour venir à l’appui de notre thèse. {Fig. 5 et 6.)

Il existe une tradition commune à deux peuples séparés depuisbien des siècles, mais qui furent jadis certainement unis, si 1 onpeut 'conclure de l’identité des croyances à l’identité des races ;comme elle se rattache par son objet à notre travail, qu’on nouspermette de la résumer en quelques mots.

*[Jn des premiers principes de la religion sike est la foi aubassin de l'immortalité Amritzar. Lorsqu’un nouveau fidèle se faitinitier, on lui présente des armes, une lance entre autres ; on luifait boire une coupe d’eau sacrée, remuée avec un poignard, puisl’on récite sur lui des versets du livre de Gourou-Govind. « J’aibien voyagé, chaque contrée je l’ai traversée, mais je n’ai vu nullepart la vérité divine, » etc., etc.; puis le maître dit au disciple :

milieu d’un lac et qui s’appelle le Château des merveilles (le templedoré d’Amritzar est de même entouré d’eau de tous côtés). Pourconquérir le fameux graal, pour triompher des monstres qui le sur-veillent, une jeune fille noire, qui porte une lance d’où coule dusang, donne au chevalier rendez-vous du côté de l’Inde et le munitd’une pierre précieuse en retour d’une promesse d’amour infini (1).

Fig. 7. _

Coupe Egyptienne, Lotus épanoui. — Musée du Louvre.Diamètre : 20 centimètres.

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L analogie ne vous semble-t-elle pas extraordinaire, la jeunefille noire, la coupe, la lance, ce rendez-vous dans les pays duGange , en voilà bien assez, je crois, pour établir l’étroite parentéde la cérémonie du Penjab avec le Guers gaëllique.

(1) Le Graal, grâce à des interpolations postérieures, qui nous valurentdu reste probablement sa conservation, devint le Paropsyde dans lequel leSeigneur fit la Cène avec ses disciples. « Catino illo, vel paropsyde in quoDommus cœnavit cum discipalis suis. » Ou bien le vase dans lequel Josephd Arimathie recueillit son divin sang, et la lance, celle dont Longus perçale côté du Christ. On reconnaît le menhir, sur lequel le moine du dixièmesiècle a gravé la croix au pied fiché pour le sanctifier, mais qui restequand même pour ceux qui savent « la Pierre du souvenir. » Cette coupe estévidemment d’origine celtique. Taliesin dit quelque part qu’il fut initié aumystère du bassin.