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I)'où vient ce culte de la coupe dont l’origine, retrouvée de lasorte aux deux extrémités de la terre (Fig 2et 3), au point de dé-part comme au point d’arrivée de la grande émigration humaine,dont l’origine, disons-nous, se rattacherait aux premières frater-nités de la famille primitive.?

Une autre tradition plus générale, un symbole bien plus impor-tant, parce qu’on le retrouve en grand honneur, non-seulementau centre de l’Hindoustan, mais en Chine, au Japon, en Egypte ,en Assyrie , et peut-être ailleurs, si l’on voulait bien chercherune autre tradition symbolique, est celle de la Fleur de Lo-tus. (Fig 7.)

Fig. 8.

Calice Egyptien , orné de lotus,trobvé en Etrurie ,

Musée céramique de Sèvres.Hauteur : 07 cent.

Fig. 9.

Calice Egyptien , orné de lotusMusée du Louvre.Hauteur 05 cent.

Lorsque Tlièbes la glorieuse, Thèbes aux cent portes, n’étaitencore que le roc de collines qui entouraient le Nil débordé, lepremier être qui toucha cette terre vit flotter à la surface dufleuve une fleur.

Accablé par la privation d’une lutte obstinée contre les eaux,c’était l’iieure des grands cataclysmes, il se sentit comme renaîtreà la vue de ce premier effort du soleil et de la terre sur l’ondefuneste, il prit la fleur et l’éleva vers le ciel. (Fig 1.) Au dedansde la corolle de lotus, cette première coupe du premier sacri-fice, il entrevit des fruits, des graines, il s’en nourrit, il en fit dupain (Fig. 8 et 9) (1). Le Lotus, dès lors, fut le symbole de larenaissance, de la régénération, il devint la fleur sacrée.

Henri du Cleuziou.

(La suite à la prochaine livraison.)

BULLETIN

On lit dans le Moniteur :

« Les nombreux étrangers qu’attirera l’Exposition universellene voudront pas quitter Paris sans avoir visité nos palais impé-riaux. Pour donner plus d’intérêt encore à cette visite, S. M.l'Impératrice a eu 1 heureuse pensée de réunir au château de laMalmaison et au petit Trianon les meubles, tableaux et objets di-vers se rattachant par un lien authentique au souvenir des hôtesillustres de ces deux demeures historiques.

« Une commission spéciale, dont le général comte Lepic, aidede camp de l’Empereur, surintendant des palais impériaux, est leprésident, et dont M. de Lescure, attache au cabinet du ministred’État et des finances, est le secrétaire, a été chargée de recher-cher et de réunir tous les meubles et les objets répondant au butque se propose Sa Majesté. Déjà 1 Empereur et 1 Impératrice ont

(1) On connaît la propriété du Nelumbium, lys du Nil , fève d’Egyptedont se nourrissent encore de nos jours les pauvres geus qui habitent les lacsdu Kachmir.

mis à la disposition de la Commission tout ce qui, dans leurcollection privée ou dans les magasins du garde-meuble, pourraitconvenir au cadre qu’elle doit remplir.

« La Commission fait appel aux amateurs et collectionneursqui voudraient concourir au succès de cette exposition rétrospec-tive, déjà assurée des libérales communications des principauxcabinets de Paris . L’administration du mobilier de la Couronneest chargée, sous la direction de la Commission, de tout ce quiconcerne le transport, le placement et la conservation des objetsexposés, offrant ainsi toutes les garanties désirables. »

Voici assurément une excellente idée, et sous les auspices deS. M. l’Impératrice, nous verrons revivre cette charmante rési-dence de la reine Marie-Antoinette, le petit Trianon , que nousavons étudié et publié il y a quelques années.

Espérons donc aussi que nous verrons en même temps dispa-raître l’affreux badigeon gris qui couvre de toutes parts les finessculptures des salons, les plafonds et les chambranles !

La nomination de M. le général comte Lepic, collectionneurardent, chercheur infatigable et artiste sous tous les rapports,comme président de la commission, est une garantie pour tout lemonde et spécialement pour les artistes, de la bonne exécutiondu programme que le Moniteur nous annonce, et le résultat deses recherches et de ses études sera assurément une merveille!

Exposition universelle. — Le ministre d’État et des finances,vice-président de la Commission impériale,

Vu l’article 43 du règlement général fixant les délais accordésaux exposants pour l’envoi de leurs produits, etc.;

Considérant que la Commission impériale a rempli toutes lesobligations stipulées par le règlement général, pour assurer laremise des lieux en temps utile, etc.;

Considérant que le chemin de fer de ceinture de Paris fonc-tionne régulièrement et communique avec la voie ferrée établiedans le Champ-de-Mars , au pourtour du Palais, et que cette voiesert, depuis le 1 er février, au transport des objets lourds ou en-combrants, etc.

Considérant qu’aux expositions précédentes, un certain nombred’exposants ont retardé au delà du jour de l’ouverture l’envoi deleurs produits, soit par négligence, soit pour présenter au jurydes produits plus récemment déballés et d’un aspect plus avan-tageux, et que les exposants plus exacts se sont plaints de ce queleur installation eût ainsi servi de modèle à leurs voisins moinsdiligents ;

Considérant que la Commission impériale a le devoir de pro-téger les exposants exacts contre les inconvénients de ce genrequi pourraient se reproduire, et qu’en conséquence elle doitmaintenir strictement les pénalités relatives à l’inobervation desdélais fixés par le règlement général ;

Considérant enfin qu’à l’étranger, comme en France , on per-siste à affirmer que la Commission impériale reculera l’époque del’ouverture ; qu’il importe donc de mettre les exposants en gardecontre ces affirmations erronées, et de les préserver ainsi degraves mécomptes,

Arrête :

Art. 1 er . La Commission impériale procédera le 11 mars à lareconnaissance des lieux et dressera la liste des exposants dontles produits n’auront pas été amenés dans l’enceinte du Champ-de-Mars .

Art. 2. Les jurys de classe procéderont le 29 mars à l’in-