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spection générale, et ils dresseront la liste des exposants dontl’installation ne sera pas complètement achevée et garnie de pro-duits.
Art. 3. Les exposants mentionnés sur ces deux listes ne serontpas admis à concourir pour les récompenses.
Art. 4. Le conseiller d’Etat, commissaire général, est chargéde l’exécution du présent arrêté.
Le Ministre d’Etat et des finances, vice-président de la Commission impériale,E. Rouher.
Pour ampliation :
Le Conseiller d’Etat, commissaire,général,
F. le Play.
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Beaux-arts. —Les travaux du jury français pour la sectionde peinture, sculpture et architecture sont terminés depuis quel-ques jours. On peut donc dès à présent donner les chiffres desmorceaux exposés : peinture, 550; statues, 102; tètes ou bustesen marbre ou terre cuite, 40; gravures, 83; lithographies, 23;architecture, 28; en tout, 826.
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Il vient d’arriver de Rome , à destination du palais de l’Expo-sition, des bijoux, mosaïques, camées, des objets d’art de toutenature, et notamment un plan en relief d'un demi-mille carréde la ville de Rome . On y voit figurer les monuments de la citéantique, ainsi que ses sept collines. Le point culminant est lemont Aventin .
On remarque aussi dans cet envoi le modèle, sur une assezgrande échelle, d’une catacombe avec ses galeries, ses longuesrangées de tombeaux, ses chapelles, ses fresques, ses inscriptions.Ce curieux travail est l’œuvre de M. de Rossi.
Le P. Sechi y a joint un nouvel instrument astronomique dontil est l’inventeur ; un météorographe .
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Il est bon de rappeler aux artistes que les œuvres destinées auSalon annuel doivent être déposées au Palais de l’Industrie avantle 10 mars prochain, délai de rigueur. R. P.
Bibliographie. — Nous devons signaler à nos lecteurs deuxouvrages nouveaux qui ont spécialement trait aux matières quinous occupent d’habitude. Ce sont : Les Chefs-d'œuvre des Artsindustriels , par M. Philippe Burty (Paris , Ducrocq) et l'Histoiredes Faïences patriotiques sous la Révolution, de M. Champfleury (Paris , Dentu). M. Burty à l’érudition la plus solide, joint unstyle d’un charme véritablement entraînant, soit qu’il traite dela céramique, de la verrerie, des émaux, de l’orfèvrerie, desbijoux, de la tapisserie, on le lit sans fatigue.
Il vous initie sans qu’on s’en aperçoive aux joies indicibles,réservées aux seuls collectionneurs. Si l’on nous permettait unecomparaison, peut-être hasardée, nous oserions dire de lui qu’ilest assez semblable, dans son œuvre, à ces beaux pages au corse-let d’acier revetu de velours et de soie. Au dehors, dans lesformes, la richesse la plus ample, la plus chatoyante ; au-dessous,dans le fond, la force la plus vigoureuse. On peut ne pas partagerentièrement ses opinions, entre autres celle qu’il émet sur lafaïence d’Oiron . Mais on est saisi par la magie de sa plume. 11serait homme à vous enlever vos plus chères illûsions, si l’on ne
s’y accrochait quand même avec toute la ténacité d’une inébran-lable conviction. Son livre traite des chefs-d’œuvre avec la di-gnité de parole qu’on devrait toujours avoir, quand il vous estdonné d’entretenir quelqu’une des sublimes pensées des vieuxâges.
M. Champfleury, lui, qui fait fi des mascarons et des satyres,des tritons et des tritonesses, se coiffe du bonnet rouge, chausseles sabots du bataillon de la Moselle , jette une carmagnole sur sachemise et chante le Çon du canon avec un entrain plein deverve. Il plante sur la terre de Nevers «le drapeau de la faïenceparlante » et découvre un art naïf et grandiose où l’on ne voulaitvoir jusqu’ici qu’une barbarie échevelée et sanglante.
M. Champfleury, parlant de l’idéal des choses grossières decette époque, est tout à fait dans son élément ; il rend un serviceénorme à la révolution et partant produit une œuvre extraordi-nairement remarquable. On ne s’enivre jamais en vain de la roséebienfaisante de cette grande aurore de l’ôre moderne.
Quelques autres livres sont venus de même prendre place à ladevanture des libraires ; nous les retrouverons un autre jour.La maison Hachette continue sa Bibliothèque des merveilles, en yintroduisant des bois qui ont déjà servi dans des publicationsprécédentes. Figurez-vous une femme en toilette splendide, quiaurait en hiver un chapeau de paille fané et retapé; — unhomme en habit noir et en gants blancs dont la chaussure crottéerappellerait celle du président Dupin. Avoir recours à des mar-chandises d’occasion, quand on publie des merveilles ! pauvremaison Hachette . H. du C.
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PHILIBERT DE L’ORME
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A cette admirable époque de la Renaissance, une même sèvegonflait chacun des rameaux de l'art, cet arbre immense. De toutesparts les écoles anciennes et les nouvelles, celles qui se crampon-naient obstinément aux traditions nationales et celles qui venaient 'de s’abreuver aux sources pures de l’antiquité grecque luttaient, nonsans quelque acrimonie. En même temps que ceux de la Religionproclamaient les dogmes des temps nouveaux, la liberté de pen-sée qui est la source de toute liberté politique, les novateurs enArt proclamaient la liberté de création, et opposaient aux œuvres,puissantes certainement, mais confuses du gothique moyen âge,les lignes déliées et pures de l’architecture néo-grecque. JeanGoujon fut en sculpture le principal instigateur de cette révolu-tion artistique. Un instigateur plus obscur mais non moins puis-sant, car il voyait l’ensemble dont l’autre soignait le détail, futPhilibert de l’Orme, le premier qui « reconnut la nécessité de lagéométrie dans l’art d’architecture. »
Né à Lyon vers le commencement du seizième siècle, dès l’âgede quatorze ans il partit pour l’Italie , afin d’y poursuivre l’étudequi devait absorber toute sa vie. — Quelles étaient ses occupa-tions à Rome ? Il nous le raconte lui-même dans le curieux vo-lume qui a pour titre : Architecture de Philibert de l’Orme, con-seiller et aumônier ordinaire du Roy et abbé de Sainl-Sergelez-Angers (1648).
«Estant àRomedutempsdemagrandejeunesse, ie mesuroislesédifices et antiquitez selon la toise et pied du roy, ainsi qu’on fait enFrance . Aduintvn jour que, mesurant l’arc triompant de Saincte-Marie Noue, comme plusieurs cardinaux et seigneurs se prome-