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ravant. D’autres progrès apparents suivirent de près celui-ci.L’émail ne se coula plus : il s’étendit hardiment comme une cou-leur; enfin de véritables tableaux sur cuivre se produisirent à lamême époque. Ces tableaux différaient peu des vitraux contem-porains. Sur les vitraux comme sur les métaux, les couleurs secomposent, s’étendent et se fixent de la même manière; c’est lamême substance mise semblablement en œuvre; les procédés depeinture et de recuisson sont identiques. On peut dire que les vi-traux sont des peintures en émail appliquées sur verre, et que lesémaux sont des peintures en verre appliquées sur métal. L’exci-pient, verre d’une part, métal de l’autre, constitue la seule diffé-rence (1). »
Si nous avons cité en entier cet article, emprunté à l’ouvragede l’abbé Texier, c’est moins pour relever un anachronisme quepour rendre hommage au talent et à la clarté avec lesquels cetécrivain a décrit les procédés de l’émailleur sur verre et sur mé-taux.
Nous extrayons d’un ouvrage de M. de Lasteyrie une indica-tion des vitraux les plus remarquables du onzième au quinzièmesiècle, en la complétant autant que nous pouvons.
ONZIÈME SIÈCLE.
Abbaye de Tegernsée (en Bavière ).
DOUZIÈME SIÈCLE.
Porche de la cathédrale de Chartres (admirable exemple).
TREIZIÈME SIÈCLE.
Cathédrale de Clermont.
Cathédrale de Münster.
Roses.
(I) Histoire de la peinture sur verre (page 100), par M. l’abbé Texier.
Grisailles.
Sainte-Radegonde de Poitiers.
QUATORZIÈME SIÈCLE.
Église de Nieder-Hasslacli (Bas-Rhin).
Cathédrale de Lincoln.
Chapelle Merton, à Oxford.
Abbaye de Sainte-Croix (basse Autriche ).
Oppenheim (près de Mayence).
Grisailles.
Ornements.
( La suite au prochain numéro.)
Nota. Dans notre dernier article, une erreur typographique nous a faitdire, à la 7 e ligne du 1 er § : XIV e siècle; c’est,comme l’indique du reste lesens du § suivant, XV e qu’il faut lire.
BULLETIN
DESCRIPTION DES RUINES DU TEMPLE d'aNG-KOR-XVAT (Indo-Chine ).
Tous les artistes, tous les archéologues se sont souvent arrêtésde longues heures devant la collection de photographies repré-sentant les monuments de l’Indo-Chine qui fait partie de l’expo-sition rétrospective anglaise. Pour notre part, nous avons souventregretté que notre cadre ne nous permît pas de présenter à noslecteurs une étude approfondie de cette belle et grande architec-ture presque inconnue, et qui, pourtant, fut probablement lasource où puisèrent plus tard les peuples dont l’histoire nous estparvenue, pour construire, à leur tour, des monuments qui fontnotre admiration. Yoici un extrait d’une relation de voyage deMM. Durand et Rondé que nous empruntons à la Revue liberale,et qui peut donner une idée de ces ruines immenses auxquelleson aurait peine à croire si l’on n’avait pas vu les photographiesdont nous parlions touf à 1 heure :
« Ang-Ivor-Wat est le olief-d œuvre d’une grande civilisationévanouie, qui, n’ayant laissé ni livres ni tradition orale, a fui,pour ainsi dire, de la mémoire de l’humanité. Ces magnifiquespages de pierre, semées à profusion dans un désert que, seuls, lesfauves habitent aujourd hui, sont le dernier mot d’un peuple sanshistoire, et ce dernier mot est resté jusqu’à ce jour une énigmeindéchiffrable. •
« La monographie du temple d’Ang-Kor-Wat a coûté à