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à la peinture sur verre et l’abandonner à des ouvriers ; ouvrierstrès-adroits, il est vrai, et dont nous admirons encore aujour-d’hui les véritables tours, de force dans certaines productions quele temps et le vandalisme ont laissé arriver jusqu’à nous, mais àqui l’éducation artistique faisait complètement défaut. Ce n’estqu’à partir de l’introduction des émaux dans la peinture sur verre,que l’on voit le peintre-verrier s’adresser à un collaborateur, et

Fig. 6

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lui demander le dessin de son carton, que lui, peintre praticien,si j’ose dire, ne savait point dessiner. Mais le dessinateur n’étaitpoint peintre sur verre ; il ne connaissait ni les besoins, ni lesmoyens d’exécution d’un vitrail ; aussi voyons-nous dès le dix-septième siècle, cet art du peintre-verrier, si brillant aux siècles

Figure du XII 0 siècle (Cathédrale de Strasbourg).

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passés, décliner sensiblement. Encore un peu de temps et ce nesera plus un art (1).

Et puis, il faut bien le reconnaître, la vogue s’en allait, la viedevenait difficile; en 1539 selon le triste témoignage de BernardPalissy , « Le métier de peintre ne suffisait plus pour vivre. » Ce

Fig. 8. — Fac-similé d’une tête, grandeur d’exécution, prise dans un vitraildu XII e siècle (Cathédrale de Chartres ).

grand artiste lui-même se voit obligé de changer de profession.Il nous fait connaître ce qu’il fallait de connaissances techniques

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(1) L’introduction des émaux dans les vitraux a, selon nous, produitd’autres inconvénients secondaires que nous ne pouvons développer ici, fautede temps et d’espace, mais que nous nous proposons de dire dans uneétude spéciale.

Fig. 10. — Détail d’une bordure du XII e siècle (Cathédrale de Chartres ).

et chimiques, unies aux connaissances artistiques, pour pratiquerla peinture sur verre au seizième siècle. Nous maintenons donc