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Tome premier.
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XX
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XX PRÉFACE.

l’heure, doit être sans cesse comparée aux observations. Les mouvemensmoyens des planètes sont connus, à très-peu près, pour 5o ans; mais lapetite erreur qu’on y peut encore soupçonner s’accroîtrait avec le tems :on les connaîtra mieux quelque jour, mais jamais avec la dernière exacti-tude. Les excentricités, les inclinaisons, les aphélies sont suffisammentconnus pour le présent ; mais ces élémens ont des variations lentes quine sont pas rigoureusement déterminées. On a fait bien des essais pourperfectionner les instrumens ; mais les meilleurs présentent encore desanomalies de peu d’importance en elles-mêmes, et qui cependant font letourment des observateurs. Tout paraît aller assez bien pendant un cer-tain tems; mais pour peu que l’on continue, on ne tarde pas à se convaincrequ’il faut rabattre des espérances qu’on avait conçues et de la précisionqu’on s’était promise. Malgré toutes les ressources de l’art, nos sens seronttoujours très-bornés; les machines les plus parfaites sont sujettes à desaltérations, à des cliangemens de forme impossibles à prévenir et à cal-culer. II estdouteux que l’art d’observer puisse faire actuellement quelquesprogrès sensibles. Les théories supposent des constantes arbitraires diffi-ciles à démêler et à constater; on ne peut plus, à cet égard, attendre rienque du tems, et même d’un tems assez long. Les inégalités qui servent àles calculer ne peuvent être connues qu’après un grand nombre de pé-riodes, et quelques-unes de ces périodes sont à peine commencées; il restedonc à faire de longs travaux ; mais la route est tracée, les méthodes sontconnues. Les améliorations que l’on peut espérer seront lentes et presqueimperceptibles ; elles demanderont de longues recherches et des calculsimmenses; mais si elles se trouvaient impossibles, il suffirait de maintenirl’Astronomie an point d’exactitude où elle est maintenant parvenue.

Il ne me reste plus qu’à dire un mot sur l’impression de l’ouvrage ; ellea duré plus de trois ans ; on conçoit que dans un tel espace de tems, enrevoyant plusieurs fois tous les chapitres, soit pour la correction desfeuilles, soit pour mes Leçons orales, j’ai dû sentir la nécessité ou l’utilitéde quelques additions et corrections plus ou moins importantes -, je lesrassemble ici, pour que le lecteur puisse les connaître à tems, et les re-porter aux endroits qu’elles doivent compléter ou rectifier. Il sera bon defaire aux endroits défectueux les corrections indiquées, du moins quandelles porteront sur des formules définitives, car si elles ne regardent queles démonstrations, elles ne pourraient échapper au lecteur attentif, etne seraient utiles que pour une première lecture.

ADDITIONS