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Tome premier.
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8 ASTRONOMIE.

cercles plus ou moins grands ; il enverra même qui viennent raser la terrede très-près et qui se relèvent aussitôt.

g_ V e cette dernière remarque l’observateur conclura, par analogieq U e les étoiles qui se lèvent et se couchent font sous terre la partie derévolution qui est invisible pour nous ; d’où il résulte que suivant touteapparence, tout le ciel tourne autour de nous d’un mouvement réguliercomme serait celui d’une sphère autour d’un axe incliné.

io. Cette conséquence est assez importante pour mériter un examenplus approfondi. Il est plus d’un moyen pour la vérifier, mais avant toutil faut répéter avec plus de précision ce que nous avons jusqu’ici estiméà la simple vue.

En regardant autour de lui de tous côtés, l’observateur voit le cielcomme une voûte ou calotte hémisphérique, appuyée sur un plan quiest la terre. L’intersection de la sphère et du plan lui paraît un cercledont il croit occuper le centre. Ce cercle terminateur sépare la partiesupérieure du ciel de la partie inférieure qui est invisible pour nous.On l’appelle horizon , du verbe grec opiÇa, 3 qui signifie terminer.

Ce cercle est d’un rayon trop grand pour que l’observateur puisse at-teindre à la circonférence; mais tous les cercles sont semblables. L’obser-vateur peut tracer autour de lui un cercle qui sera concentrique et sem-blable à l’horizon, il peut diviser ce cercle en degrés. Il peut s’entourerd’une balustrade sur laquelle il tracera ce cercle : s’il est sur une tourcirculaire, il P eul I e marquer sur le mur d’appui. Il peut placer au centreun piquet de même hauteur, au sommet duquel il viendra placer sonceil pour être toujours au centre. De ce centre il peut mener des rayonsà tous les points de son horizon factice, et ces rayons prolongés par lapensée jusqu’à l’horizon naturel, couperont les cercles en parties sem-blables. De cette manière il marquera fort exactement les points de leveret de coucher des plus belles étoiles.

Soit donc HORI (planche I, fig. i), cet horizon factice qu’on nommecercle azimutal. L’œil étant au centre C, voit une étoile se lever en Asur le rayon CA, il la voit ensuite se coucher en B : que l’observateurmarque ou fasse marquer les points A et B sur le cercle azimutal, qu’ilen fasse de même pour une étoile qui se lève en D et se couche en E; ilremarquera facilement que l’arc AD est égal à l’arc BE ; il en sera toujoursde meme, quelles que soient les étoiles quil compare ainsi deux a deux.

IX. Il suit de Va que toutes les cordes de lever et de coucher, telles

que