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Tome premier.
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20 astronomie.

que tous les rayons se croiseront au foyer, qu’ils s’en Soigneront eti diver-geant, traverseront la seconde lentille qu’on nomme oculaire , et qu’ils ensortiront parallèles.

g. On voit que l’imagé formée en deçà du foyer, et reçue par l’œil ap-pliqué en 0 , doit être renversée ; car les rayons partis de l’extrémité Ade l’objet AC, traversant l’objectif en B, iront tomber au point cf de l’o-culaire; et que les rayons partis de l’extrémité C, tombant en D, ironttraverser l’oculaire en £.

Les lunettes astronomiques renversent donc les objets, ce qui est unfort médiocre inconvénient : il en résulte seulement que le bord supé-rieur d’un astre nous paraît être le bord inférieur, et réciproquement ;et que si un astre va de gauche à droite par le mouvement diurne , il nousparaîtra marcher de droite à gauche. Ces apparences étant les mêmespour tous les astres, il n’en résulte aucun embarras dans la pratique.

10. La surface de l’objectif étant toujours beaucoup plus considérableque celle de l’oculaire, qui est d’un foyer plus court, il en résulteque tous les rayons tombés sur la surface BD se trouvent rassembléssur la surface bd, y sont réunis dans un espace beaucoup moindre, etque la lumière y doit être plus vive , et que si l’on prend pour unité 1 in-tensité de la lumière à l’entrée dans la lunette, l’intensité à la sortie sera

; ainsi les lunettes rendent en général les objets plus lumineux etplus faciles à distinguer; mais ce n’est pas leur unique avantage.

11. Les lunettes amplifient les objets. >

Soit A le centre et Ble bord d’un objet (fîg. 7). Le point A sera vu de l’œilO par le rayon AD«EO, qui traverse les deux lentilles sans éprouver deréfraction (Nous faisons en ce moment abstraction de tous les rayonsobliques partis du même point A, et que la réfraction réunira au foyer àce rayon principal). Le bord B envoie aussi un rayon principal BD£ aufoyer b de l’objectif : ce rayon poursuivant sa route, éprouve une réfrac-tion en d à la seconde lentille; il en éprouve une seconde en e ; et serend au foyer O de l’oculaire, ensorte que Oc est parallèle a E b, L imageest vue sous l’angle eOE = bJLa ; or, ab = Da tang D — Ea tang E ;

donc tang E = ^ tang D = j tang D, ou bien E = D;

R étant le rayon de sphéricité de l’objectif, et r celui de l’oculaire. L’angle