CHAPITRE y. 6r
22. Les Anciens n’avaient pu observer les rapports des tems auxttiouvemens, que par des clepsydres qui n avaient pas une précisioncomparable à celle de nos horloges,: ils ne pouvaient donc avoir unecertitude égalé à celle que nous avons aujourd’hui de ruuifonnité de larévolution diurne.
23 . La machine que nous venons de décrire sert à plusieurs usages.D’abord elle est un cadran équinoxial bien supérieur à tous les cadransque nous pouvons tracer sur des murs ou sur des plaques de métal. Sile cadran DS est de cuivre, il est facile de le diviser en heures et en minutes.A un instant quelconque de la journée dirigez le fil de la lunette aucentre du soleil et l’aiguille marquera le tems vrai; et comme la lunettepeut prendre autour de l’axe toute sorte d’inclinaisons à volonté, on peutainsi observer le soleil à toutes les heures du jour, dans toutes les saisonsde l’année.
24. Cette même machine sert a suivre une étoile, une planete etune comète pendant tout le tems de sa révolution, pourvu qu’elle aitassez d éclat pour être appercue de jour; ce qui a lieu pour les belles
étoiles, Mercure, yé nus et Jupiter.
Quandon saitàquell e i ieure un astre est passé ou doit passer auméridien^c’est-à-dire l’instant de sa pl us grande hauteur, et quand on sait quelle estcette hauteur, on peut à chaque instant de la journée diriger la lunette surl’astre qu’on ne voit pas a la vue simple. Supposez qu’il soit passé auméridien depuis trois heures, vous tournerez l’axe de manière à conduirel’aiguille sur trois heures du soir. S’il doit s’écouler trois heures jusqu’aupassage de l’astre par le méridien, vous tournerez l’axe de manière àamener l’aiguille sur neuf heures du matin.
L’équateur fait un angle de 90° avec l’axe; si l’étoile est de 10’au-dessus de l’équateur, placez la lunette de manière qu’elle soit inclinéede 10 a lequateur, ou de 8o° avec l’axe, et aussitôt eni’egardant à lalunette VOUS appercevrez l'astre cherché.
a 5 . Comme le mouvement de tous les astres est uniforme autour del’axe, on peut observer leurs positions respectives et trouver de com-bien de tems telle étoile passe après telle autre, de combien elle est plusloin ou plus près de l’équateur.
26. Si les déclinaisons de deux astres sont assez peu différentes pourquils traversent tous deux la lunette immobile, on mesure l’intervalle
I