CHAPITRE VI. 79
élevé, le fil s’écartera du zéro d’une quantité qui sera le double de l’incli-naison de l’axe, c’est-à-dire de la ligne qui passe par j es fieux crochets ;car les deux inclinaisons égales et opposées qui se corrigent d’abord ,conspirent maintenant dans le même sens. Prenez donc l e m fii e u entrele zéro et le point que couvre maintenant le fil à plomb, marq uez bience point, et redressez l’axe jusqu’à ce que le fil vienne couvrir ce point,et l’instrument sera rectifié, quelle que soit l’inégalité des crochets.
22. Mais comme il est commode que le point de l’arc où aboutit lerayon vertical soit marqué zéro, on donne à l’arc divisé mn un mouve-ment au moyen d’une vis de rappela (fîg. 4^), et quand l’axe est placéde manière à ce que le fil couvre le rayon principal qui doit être mar-qué o, on amène le zéro de la division sous le fil, et c’est alors que l’ins-trument est complètement vérifié; ce dont on s’assure en le retournantbout pour bout, le fil à plomb ne doit pas cesser de couvrir le zéro. S’ilrestait une erreur, elle serait beaucoup moindre qu'auparavant; elle prou-verait qu'on n’a pas bien opéré, on recommencerait de la même manière,et l’erreur disparaîtrait totalement au second ou au troisième essai.
23 . L’artiste apporte ordinairement tous ses soins à rendre les crochetsbien égaux; mais quand il y réussirait, l’usage pourrait user bientôt undes crochets plus que l’autre. Voilà pourquoi on a rendu l’arc mobile,et c’est à l’astronome à vérifier de tems en tems son niveau.
24. Quand le niveau est bien rectifié, il sert à reconnaître et corriger,sans peine, 1 inclinaison de l’instrument auquel il peut être utile de lesuspendre pour en assurer la position.
Tel est l’instrument que M. Maskelyne préfère à tous les niveaux dansles observations auxquelles il peut servir; mais il ne convient guère qu’àla lunette méridienne, et pour cet instrument même on emploie plusordinairement une autre espèce de niveau que nous allons décrire.
25 . Soit un tube CD de verre (fîg. 47 ) j bien cylindrique en dedans :supposons qu’on l’emplisse d’une liqueur très-mobile et à une hautetempérature qui l’aura dilatée, qu’on le bouche hermétiquement et qu’onle laisse refroidir. Le liquide se condensera par le refroidissement, il neremplira plus la capacité du tube, il y laissera un vide dans la partiesupérieure, surtout si le tube n’a pas été rempli entièrement.
Posez ce tube horizontalement, le liquide, en vertu de sa pesanteur,occupera la partie inférieure, la partie supérieure restera vide, la surface