CHAPITRE VIT. 115
tif de manière à séparer les centres C et C' (fig. 57),l e sdeux parties de l’ob-jectif donneront chacune une image du soleil, par exemple. Les centresdes deux images seront à la distance CC', et si cette distance est égale audiamètre du soleil, les images se toucheront par les bords, ainsi qu’onle voit (figure 58).
y4- Entre les deux moitiés de l’objectif est une règle ÀD, divisée enparties égales, et qui indique le chemin fait par les centres, ensorte quesi l’on connaît la valeur de ces parties en secondes d’un arc de grandcercle, la distance CC' fera trouver le diamètre du soleil, ou la sommedes demi-diamètres CS et C'S.
Au contraire, si l’on suppose connu le demi-diamètre du soleil en se*condes, on connaîtra par là même la valeur des parties du micromètre.
75. On ne peut nier que cette invention ne soit ingénieuse ; cependanton en fait rarement usage. J’ai souvent répété quinze et vingt fois desuite la mesure du diamètre , sans pouvoir faire accorder mes observationsmieux qu’à 3 ou 4 secondes près. J’ai fait répéter les mêmes mesurespar un autre observateur qui n’eut pas plus de succès ; j’ai vu des obser-vations du même genre, par des astronomes exercés et qui n’étaient pasmieux d’accord. Je trouvais des différences de moitié moindres en meservant du micromètre filaire ; et je le préfère.
76. Les astronomes ont mesuré le diamètre du soleil en prenant suc-cessivement les distances zénitales des deux bords, et ensuite en compa-rant les passages des deux bords au fil d’une lunette placée dans le méri-dien; et ils y trouvent aussi plus d’accord. Ainsi, on fera bien de prendrele diamètre du soleil dans les Tables astronomiques, et l’on pourra s’enservir pour connaître en secondes la valeur des parties du micromètreobjectif. Voyez néanmoins dans l’Astronomie deLalande,la méthode qu’ila suivie pour connaître les parties de son héliomètre et pouvoir en-suite déterminer les diamètres de la lune et du soleil. Nous dirons seule-ment que cetle méthode consiste à faire coïncider les images de deuxobjets A, B (fig. Sq) dont on connaît la distance mutuelle AB et l’éloigne-
ment CM. En effet on a tang ACM tang \ ACB = connaissant le
nombre de secondes de l’angle ACB et le nombre de parties dont on adéplacé les centres pour faire coïncider les images, on a le rapport dessecondes aux parties du micromètre. Quand on est obligé de mesurer toutexprès la distance CM, cette méthode devient longue et pénible, elle de-