CHAPITRE VIIT. ia3
moyen d’une autre vis, qui fait mouvoir le fil horizontal du réticule danslui sens parallèle au limbe de l’instrument.
24. Si le quart de cercle est mural, on ne peut pas en faire directe-ment la vérification, mais on se sert d’un quart de cercle mobile pré-cédemment vérifié; on observe la même étoile aux deux instrumens,et la différence est la correction cherchée.
25 . Dans les grands Observatoires, on a ordinairement un instrumentmobile, d’un plus grand rayon et qu’on appelle secteur , parce qu’au lieud’avoir un arc de go°, il n’en a qu’un de io°, i5° ou 20% ce qui le rendplus léger et plus facile à placer successivement dans les deux positionscontraires.
La demi-somme des deux distances d’une même étoile, observées dansles deux positions sera la distance vraie, la demi-différence sera la cor-rection du zéro.
Dans les secteurs le zéro est au milieu de l’arc.
Le cercle entier de la figure 62 se vérifie de même, en le tournantà l’est et à l’ouest.
26. Les petits quarts de cercle mobiles de la figure 60 se vérifientencore d’une autre manière, que voici :
Le quart de cercle étant dans sa position naturelle (fig. 60), observezla distance zénitale d’un objet terrestre voisin de l’horizon.
Ensuite retournez l’instrument de manière que le rayon horizontal CArestant k la meme hauteur, la partie HBK. soit au-dessus de CA au lieud etre au-dessous; détachez le fil à plomb et attachez-le à l’arc BH, demanière qu’il coupe exactement la croisée des traits X X ; observezalors la distance zénitale du même objet terrestre. La demi-somme desdeux distances sera la distance vraie. La demi-différence sera la correc-tion des distances observées à la manière ordinaire. Cette correction s’ap-pelle correction de collimation. La position de l’axe optique de la lunette,quand le vernier marque o, s’appelle ligne de collimation , c’est-à-direligne suivant laquelle on vise.
27. Ces grands quarts de cercle, ou ces cercles entiers exactementplacés dans le plan du méridien, sont ce qu’on peut imaginer de plussimple, de plus exact et de plus commode pour les observations jour-nalières. Mais ils sont rares et fort chers; on n’en trouve que dans les
grands Observatoires, ou chez quelques riches amateurs, en très-petitnombre.