CHAPITRE XIII. 5ig
5o. J’ai déjà parlé de l’incertitude des observations de réfraction dansle voisinage de l’horizon. J’ai remarqué que d’un jour à l’autre, et dansdes circonstances qui étaient les mêmes en apparence , l a réfraction va-riait de i5 à 20" sans qu’on pût en soupçonner la cause ; mais les variationssont encore bien plus sensibles à l’horizon, on en jugera par le tableausuivant :
Distances zénit.calculées.
Observées.
Réfraction.
Baromètre.
Therm. de 8o°.
9 0 °44' 5",4
90’ 8' 36" 8
35'26*8
p‘ li‘
27 6,0
l6,64
90 33 39,2
90 2 43,6
3o 55,6
27 6,0
16,64
9° 33 9,1
90 2 12,7
3o 57,
27 7>4
20,64
90 33 i3,o
90 1 53.,
3i 19,6
27 6,5
20,32
go 27 5o,6
89 54 36,
33 14,6
27 8,1
11,84
9° 3 9 3 4>5
90 4 3 7 ,
34 5 7 ,4
27 6,3
19,2°
Toutes ces observations sont du mois de juin au lever du soleil. Dela première à la seconde il y avait huit jours d’intervalle, onze jours dola seconde à la troisième. Le baromètre n’a presque pas varié ; le thermo-mètre n’a pas varié beaucoup davantage, et la réfraction a changé de 4".A ces distances au zénit, suivant nos dernières tables, la réfraction changede n à 12" pour chaque minute de variation dans la distance. Celle deBradley et de tous les autres astronomes varient de 10 à 11". Supposons11* de variation, et réduisons toutes ces réfractions à l’horizon astrono-mique, c’est-à-dire à go° de distance apparente, nous aurons pour laréfraction horizontale , 33' 52* 'j
3o 33 f
3° 33 { ... „ , M
^ g \ milieu 32 zb .
34 i5 l
34 12 j
Du premier au second jour on a une différence de ï r 9 % -P 0 ^ le
baromètre et le thermomètre soient les memes. rrao icrae le
Du second troisième, la réfraction n’a pomt change, quo.quethermomètre se soit élevé de 4°-