CHAPITRE XIV.
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CHAPITRE XIY.
Crépuscules
L'atmosphère produit les réfractions qui font le tourment des astro-nomes; mais elle produit aussi des crépuscules qui alongent sensiblementla durée du jour, et empêchent qu J une obscurité totale ne succède aunelumière vive à l’instant de la disparition du soleil.
r. On appelle crépuscule cette lumière qui va diminuant par degresjusqu’à ce que le soleil soit descendu au-dessous de l’horizon à un abais-sement que nous allons donner les moyens d’estimer.
On donne le même nom à cette lumière qui le matin va toujours crois-sant à mesure que le soleil monte vers l’horizon, et nous prépare à voir,sans en être trop éblouis, la première apparition du soleil. La lumièredu matin s’appelle plus communément aurore ; mais en astronomie onn’emploie que le mot crépuscule.
2 . Quand le soleil est en S (fig. 126 ) à 55' de l’horizon, nous avonsvu (XIII. i5) que le rayon SO se brisant en O, nous arrive en H par latangente HO, et que nous voyons le soleil en R; mais quand le soleil esten S', le rayon SD éprouvant encore une refraction de 55', passe en OL au-dessus de nos tètes : nous ne voyons plus le soleil, mais la calotteOML est éclairée, et toutes les molécules de cette partie de l’atmosphèrenous réfléchissentlalumière. Plus le soleil baisse, plus la Calotte sphériqueOML diminue, et enfin il arrive un moment oii l’on n’aperçoit plus delumière sensible, le crépuscule a fini et l’on dit qu’il est nuit close.
3. La partie éclairée de l’atmosphère à l’instant où le soleil va paraîtreou vient de disparaître, a pour base le cercle de l’horizon ; quand le so-leil est plus bas, la courbe qui est la limite de la lumière réfléchie de-vient de plus en plus oblique.
Quand la limite L passe par le zénit M, un observateur qui tournerait