CHAPITRE XVI 4 7 3
étoiles lui servirent ensuite à déterminer les autres au nombre de 3 g 5 .Une partie de ce travail fut faite au Cap de Bonne -Espérance ,et l’on y trouve les étoiles les plus brillantes dans toutes l es parties duciel. U y a joint les longitudes et les latitudes pour celles dont onfait le plus d’usage. Lalande compléta cette partie du catalogue dans laseconde édition de son Astronomie. La Caille avait profité de son séjourau Cap, pour nous donner la pleine connaissance du ciel austral. Il pla-çait dans le méridien une lunette garnie d’un réticule rhomboide, et ilobservait tout ce qui passait dans une nuit par le champ de sa lunetteimmobile. De cette manière il détermina dix mille étoiles, toutes com-prises entre le pôle austral et le tropique du Capricorne. On trouve cesobservations dans son Ciel austral , avec des tables qui abrégeraient lescalculs, car il ne les a faits lui-même que pour 1942 étoiles.
Les anciennes constellations formées, soit par les astronomes d’Alexan-drie , soit par les navigateurs- portugais, soit enfin par Halley qui avaitété observer à l’île Sainte-Hélène , ne suffisaient pas pour un si grandnombre d’étoiles; La Caille en forma de nouvelles auxquelles il donnala figure de divers instrumens qui servent aux savans et aux artistes. 11en fit graver une carte qui a été depuis plusieurs fois réimprimée.
La méthode expéditive qu’il avait imaginée pour dresser son catalogueaustral, pouvait admettre des erreurs de 10 à 20 mais cette exactitudeétait suffisante pour des étoiles dont on ne peut faire un usage très-fréquent. Celle des hauteurs correspondantes était trop pénible et troplongue pour rectifier et compléter la partie boréale du ciel. La Caillese procura une lunette méi’idienne, qui n’était à la vérité que d’une bontémédiocre, et avec laquelle cependant il nous a donné un catalogue zodia-cal, qui est en ce genre son meilleur ouvrage, et que j’ai trouvé plus
précis et plus sûr même que le catalogue de 4 00 étoiles qui lui a servi defondement.
Il comparait chacune des étoiles qu’il voulait vérifier, à trois ou quatreétoiles de son premier catalogue, et par ce moyen les petites erreursdont les hauteurs correspondantes sont susceptibles, se trouvaient com-pensées en grande partie; mais la mort le surprit avant la fin de ce tra-v ail; fi n’eut pas le loisir d’en terminer les calculs, et l’astronome qui lesuppléa était un calculateur beaucoup moins sûr. On a trouvé des fauteslemô Catalo S ue > f l ui parut dans les Ephéméndes de i 7 65, et cou-