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Tome premier.
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CHAPITRE XVI. 4 7 5

l’Aigle. Cette étoile, comparée au soleil vers le tems des équinoxes,lui donna l’ascension droite absolue qui lui parut de 4 " plus grande quecelle que lui avait assignée Bradley. Tous les astronomes adoptèrent cebeau travail, qui servit de base à toutes les observations qu’ils firentpendant trente ans. L’auteur y fit quelques petits changemens à diversesépoques. De plus longues recherches le conduisirent à retrancher ensuiteles 4" de degré, ou les o”,26 7 de tems qu’il avait ajoutées à 1 ascensiondroite de l’Aigle et de toutes les autres étoiles.

Ce changement, qui tient à une si petite fraction, causa cependantune espèce de fermentation dans les esprits des astronomes. Lalandeexamina les observations que publiait M. Maskelyne ; il crut que lacorrection était encore plus forte, et devait passer 5 " ou o’AS detems.

Je me bornai à la correction proposée par M. Maskelyne , dans mesRecherches sur la théorie du soleil ■ mais après avoir déterminé l’époquede la longitude moyenne par plus de 1200 observations, soit de Bradley ,soit de M. Maskelyne , je voulus vérifier aussi cet élément essentiel.Quatre équinoxes, deux de printemps et deux d’automne, déterminéschacun par plus de 5oo observations faites au cercle de Borda, m’ontfait pencher vers la correction de 5" qui se trouve entre celles deM. Maskelyne et Lalande. On peut dire au reste qu’un changement de1 ' de degré sur les ascensions droites ou la position du point équi-noxial, est plutôt une confirmation qu’une correction des nombres deM. Maskelyne.

i3o. Les 34 étoiles sont presque suffisantes pour les besoins journaliersde l’Astronomie , quand l’observateur est muni dune bonne lunette mé-ridienne ; il est pourtant encore plus d’une occasion ou 1 on auraitbesoin d’un catalogue plus étendu. Les comètes sont rarement visiblesau méridien. Dans les tems nébuleux on peut quelquefois n’apercevoiraucune de ces étoiles principales, on a besoin souvent d’étoiles fortdifférentes en déclinaison, pour constater en peu de temps la déviationde l’instrument des passages. On est alors contraint de recourir auxcatalogues anciens qui n’ont plus aujourd’hui la précision qu’ils avaientau tems de leur formation; ces raisons nous engagèrent, M. de Zach,a Gotha, et moi dans mon observatoire de la rue de Paradis, à vé-rifier ces catalogues auxquels on n’ose plus se fier. M. de Zach a publieson travail a la suite de ses Tables du soleil, première édition. Je nax