[CHAPITRE XVII. 48/
lieu que dans le premier cas il était moins avance que D ; c’est ce quesignifie le signe moins. Dans ce cas, les deux observations tombent depart et d’auti’e de l’équinoxe et à égales distances; mais les distancesau zénit peuvent alors être assez inégales ; les erreurs de réfraction etde division ne sont plus tout-à-fait les mêmes, ce qui serait un désa-vantage, s’il n’y avait pas un remède bien simple. Supposons que leserreurs des réfractions portent le soleil trop bas en e et d (fig. i 53 ) , lepoint F d’intersection sera porté en y trop avancé de l’arc F/; mais àl’équinoxe d’automne les mêmes causes portent le soleil plus bas enc et d, le point F sera porté en /*trop peu avancé de l’arc F/V la dis-tance entre les deux équinoxes, qui doit être de i8o°, sera i8o°'—2 F /7nous connoîtrons donc l’erreur F f, nous en corrigerons chacun desdeux points équinoxiaux de manière à trouver 180 9 entre les deux.
22. Cette dernière méthode paraît supposer a la vérité que l’on con-naisse la latitude ou la distance du pôle au zénit; mais, si l’on s’y tromped’une certaine quantité, elle diminuera toutes les distances au pôle, oules augmentera toutes de cette même quantité ; le point F sera déplacéen sens contraire dans les deux équinoxes consécutifs; l’intervalle surl’équateur entre les deux équinoxes sera 180 0 — 2F/ 1 ou 180 0 — 2 a. SoitF l’ascension droite du point équinoxial du printems, F' celle d’automne,comptées toutes deux de y de Pégase ; on aura F' — F=i8o° — 2a td où F' -f- a = 180° -f- F — «.F — a sera la position corrigée de l’équi-noxe, en le supposant immobile. S’il avait un mouvement, cette po-sition se rapporterait au milieu de l’intervalle, c’est-à-dire au tems dusolstice d’été.
23 . La même opération faite sur les observations de 17 5 o donne laposition du point F au solstice d’été. En comparant cette position àcelle de 1800, on aura le mouvement de F en 5 o ans. Ainsi par lesobservations de La Caille et celles de Maskelyne, j’ai trouvé au pointF un mouvement rétrograde de 46”.
En 1750, y de Pégase et le point F différaient à peine de 6'; en 1800la différence était augmentée de 38’ 20' ou 2500" dont le cinquantièmeest 46’. Il paraît donc que c’est du point équinoxial qu’il faut compter|es ascensions droites des étoiles dans les calculs de la précession, car* .? st impossible de déterminer bien précisément vers quelle étoile lePréparait s’abaisser.