CHAPITRE XVII. 489
28. L’équinoxe arrivera donc 20-3 plutôt quil n aurait fait sans cemouvement l’étrograde. Cette anticipation est connue sous le nom deprécession des équinoxes. Mais, par extension, on de'signe aussi sous lenom de précession tous ces mouvemens dont nous avons trouvé lesformules.
29. Hipparque , qui les avait observés le premier, avait composé unTraité de la rétrogradation des points solsticiaux et équinoxiaux. Cet ou-vrage est perdu ; Ptolémée nous en a conservé quelques lignes dans les-quelles Hipparque témoigne que de son tems l’Épi de la Vierge neprécédait l’équinoxe d’automne que de 6°, au lieu de 8 qu’il trouvaitpar les observations de Timocharis. Remarquons, en passant, que cesnombres ronds de 6 et 8° n’annoncent pas une précision bien grande ;deux degrés de précession à raison de 5o" par an, indiqueraient unintervalle de i44 an s. Or, entre Timocharis qui observait environ 1 an2g5 avant notre ère, et Hipparque dont les dernières observations sontde l’an 125, il doit s’être écoulé de 1G0 à 170 ans. Il y avait doncenviron un quart de degré d’erreur dans les observations ; mais de toutemanière ce mouvement de deux degrés donnerait une précession an-nuelle de 43 à 45" qui tiendrait à peu près le milieu entre la valeurvéritable et celle que lui assigne Ptolémée . Remarquons encore que laprécession de 56", et la différence qu’on suppose de 2° 40' entre leslongitudes de Ptolémée et celles d’Hipparque , prouveraient un laps detems de 267 ans entre ces deux astronomes ; or Ptolémée ne supposeque 265 ans dans le calcul de l’observation dont il nous a laissé le dé-tail. Mais, en retranchant 2° 4 °' des longitudes de Ptolémée , selon l’idéede Lalande, j’ai du supposer 267 ans comme l’exige la précession de36". Au reste, deux ans de plus ou de moins, sur un intervalle de 1820 ans,ne changeraient rien à la conséquence que j’ai voulu tirer, et il n’enserait pas moins vrai que les longitudes de Ptolémée , comparées à cellesde Flamstéed, font la pi’écession trop forte au moins de 2", au lieu queles longitudes d’Hipparque s’accordent bien mieux avec la précessionque nous connaissons maintenant,
00. On trouve encore quelques observations d’Hipparque dans sonCommentaire sur Aratus . Le Gentil a prétendu qu’elles pouvaient nouseclaiier sur l a véritable quantité du mouvement des équinoxes. J’ai*e ait tous les calculs après avoir pesé fort attentivement les expressions
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