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Tome premier.
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4g o ASTRONOMIE.

d’Hipparque , et jai trouvé des valeurs qui variaient depuis 48 jusqu’à52". Ainsi l’on trouve tout ce qu’on veut dans ces observations quid’ailleurs paroissent de la jeunesse d’Hipparque et d’un terns où il n’avaitencore aucune idée de la précession, peut-être même aucun instrument,car il ne dit nulle part comment il a déterminé les positions qu’il rap-porte probablement sur la parole des astronomes qui l’avaient précédé.Le Gentil concluait que la procession est de 49*575. Je crois cette valeurbeaucoup trop faible. J’ai trouvé 5o”,i, ou un peu moins, par mes ob-servations comparées à celles de Bradley, Mayer et La Caille. C’esttout ce qu’on peut faire de mieux pour le présent, et ce résultat mepai’aît plus certain que tout ce qu’on pourrait tirer d’Hipparque , dePlolémée, de Tyclio et même de Flamstéed.

01. Ptolémée, d’après les idées d’Hipparque , faisait tourner toute lasphère céleste en 36ooo ans autour des pôles de l’écliptique, pour expli-quer la précession ; il faisait tourner la sphère en 24 heures autour despôles de l’équateur, pour rendre raison des phénomènes diurnes. Onconçoit assez difficilement ce mouvement d’une même sphère autourde deux axes différens. Il fallait supposer deux calottes solides, trans-parentes et concentriques qui tournaient ensemble, mais avec des vitessesbien différentes. Tandis que la calotte_ intérieure tournait rapidementautour de l’équateur , et entraînait dans son mouvement la sphère des

fixes , celle-ci devait rester un peu en arrière, la situation respectivedes deux sphères changeait tous les jours imperceptiblement, et ne devaitse retrouver la même qu’après 36ooo ans. Ce mécanisme peut encorese comprendre quoiqu’il soit impossible d’en assigner la cause physique;mais que sera-ce si l’on rejette les deux solides, et qu’on place les étoilesdans l’espace à des distances très-inégales de la terre? et comment conce-vrait-on qu’elles s’accordassent toutes à revenir au méridien si exactementen 24' 1 , et à faire toutes ensemble une révolution en sens contraireen 20000 ans autour d’un autre axe que celui de l’équateur.

5a. Nous pouvons épargner tous ces mouvemens d’une manière biensimple, si nous voulons abandonner l’idée de l’immobilité absolue d eterre. Quelle tourne autour de son axe en 24 heures sidérales, et * lOUSsupprimons des milliers de mouvemens dont la rapidité é toIinG ^ ima-gination.

Les pôles de l’équateur sont les points où l’axe de la terre, prolongé