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Tome troisième.
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CHAPITRE XXIX. u >5

le mouvement de la terre allant de t en T ; on supposera que la planèteaille de <7 en p pour remplacer le mouvement de la terre, mais elle vapar son propre mouvement de p en P ; ainsi le mouvement total est 4P et1’aberration est l’angle 4TP, ou le mouvement géocentrique de la pla-nète pour la terre qui se croit immobile.

8. Soit l le tems que la lumière met à venir du soleil à la terre danssa moyenne distance = 1, m le mouvement géocentrique de la planètependant 1", D sa distance à la terre; si on suppose que le mouvementde la lumière soit uniforme, on aura 1 : l :: D ; D/; D£ sera le temsque la lumière mettra à venir de la planète à la terre. Le mouvementge'ocentrique pendant le tems D./ sera D.hn, donc l’aberration sera= D lm, c’est-à-dire, autant de fois le mouvement géocentrique pour1" de tems, que la lumière emploie de secondes à venir de la planèteà la terre.

Cette formule donnera l’aberration en longitude, si m est le mouve-ment relatif en longitude; ce sera l'aberration en latitude, en ascensiondroite, en déclinaison, selon que ni sera le mouvement eu latitude, enascension droite ou en déclinaison.

9. On a trouvé par les observations que 1 — 8 ' \ 3 " de tems, ou 493", etvoici comment on a fait cette découverte importante qui est de Roemer.

Soit S (fîg. 4 2 ) I e soleil, Tp Jupiter avec le cône d’ombre qu'il projettederrière lui, a un satellite qui soit hors du cône d’ombre; à l’instantmême où il sort du cône, il est frappé des rayons que le soleil envoiesans cesse, il nous réfléchit cette lumière, mais cette lumière mettrait5,2 X 49 3 " à revenir au soleil ou 2564", puisque la distance de Jupiter au soleil est de 5,2. Si la terre est en e h une distance du satellite = 5,2 ,nous apercevrons le satellite* 2564 " après sa sortie du cône d’ombre; sila terre est en T, nous verrons le satellite un peu plus tôt; si elle étaiten t, nous le verrions un peu plus tard.

Ou a remarqué que les immersions et les émersions des satellites sevoyaient plus tôt que ne l’indiquait le calcul, quand la terre était à unemoindre distance de Jupiter ; qu’elles se voyaient plus tard quand elleétait à une distance plus grande que la moyenne. Car les tables des satel-lites ayant été composées sur un grand nombre d’éclipses, s’accordaientmieux avec l’observation quand la distance était moyenne, parce queles erreurs en plus et en moins s’élaient compensées ; et nous verrons5. j4