CHAPITRE XXXII. 197
planètes. Nous 11e ferons aucune réflexion sur ces aperçus, qui uepeuvent encore être considérés que comme des probabilités assez faibles.
36. On a vu des étoiles nouvelles paraître, augmenter, diminuer etdisparaître. Ilipparque en vit une de ce genre, et c’est, dit-on, laraison qui le porta à former un catalogue de toutes les étoiles visibles.On parle d’une étoile qui parut tout-à-coup auprès de l’Aigle en 58g,qui pendant trois semaines fut aussi brillante que Vénus, et disparutpour toujours ; d’une étoile qu’on vit dans le Scorpion pendant quatremois, et dont la lumière était un quart de celle de la lune. Mais lunedes plus fameuses et la mieux constatée, est celle de 1672, que T.ycho-Bralié apperçut dans Cassiopée, et sur laquelle il composa un grandouvrage; elle surpassait Sirius, on la voyait de jour ; elle s’affaiblit peua peu, et disparut en : elle n’avait aucune parallaxe sensible. Keplercomposa de même un ouvrage sur l’étoile du Serpentaire, qu’il aperçuten 1604, et qui ne dura qu’un an. Voyez ces ouvrages , l’Almagestede Riccioli et Lalande.
57. D’autres étoiles changent de grandeur au point de devenir quel-quefois invisibles ; telle est la Changeante de la Baleine, qui dans unepériode de 333 à 334 jours, éprouve tous les changemens possibles,depuis la deuxième grandeur jusqu’à la dixième, ou moins encore. Algol,ou la Tête de Méduse, passe en 2 jours 48 ou 4</> de D deuxièmegrandeur à la quatrième ou la cinquième ; /S de la Lyre passe en 6 jours9 heures 4 de la troisième à la cinquième grandeur ; y d’ Antinous ades changemens pareils dont la période est de 7 jours 4 heures 4. Lapériode de y de Céphée est de 5 jours 8 heures 37'. Voyez dansLalande (825) beaucoup d autres remarques semblables.
38. On a supposé que ces étoiles avaient des parties moins brillantesou totalement obscures, que la rotation nous montrait successivement.Maupeituis explique ces variations, en supposant de même une rotationet un très-grand aplatissement qui ferait ressembler l’étoile à un disqueplutôt qu’à une sphère ; enfin on a imaginé autour de l’étoile quelquegrosse planète qui l’éclipserait en tout ou en partie à des intervallesréglés. Nous glissons rapidement sur tous ces faits, qu’on ne peut sou-mettre à aucune théorie certaine, et qui se refusent au calcul.
^9- Une remarque plus singulière que toutes les précédentes est celle