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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXIII. 401

atmosphère est beaucoup plus étendue que celle des planètes ordi-naires ; cette étendue varie à mesure * que la comète se l’approchantdu soleil, en éprouve un plus fort degré de chaleur. La chaleur vola-tilise toutes les parties qui en sont susceptibles, et qu’un long froid,avait condensées quand la comète était vers son aphélie : les partiesvolatilisées deviennent excessivement légères et s’éloignent du corps dela comète qui n’exerce plus sur elles qu’une faible attraction. Dans cetétat, si elles viennent à être frappées par les rayons du soleil, ellescèdent à cette impulsion, quelque faible qu’on la suppose, et formentderrière la comète cette longue traînée connue sous le nom de queue ,et qui est toujours dans la partie opposée au soleil, c’est-'a-dire sur leprolongement du rayon vecteur mené du soleil à la comète. Telle estdonc la cause qui produit la queue et qui en décide la direction. Apianest le premier qui ait observé cette direction. Tycho, quelques annéesaprès, à l’occasion de la comète de 1577, crut voir que la queue étaitopposée à Vénus, et non au soleil; mais cette idée n’a point été adoptéepar les astronomes.

270. La queue ne tenant plus à la comète, 11e la suit plus dans soncours -, elle reste en arrière : de là cette légère courbure qu’on y re-marque, et cette inclinaison qui la fait pencher vers le lieu que lacomète vient d’abandonner. Jusqu’ici celle explication, déjà fort an-cienne, satisfait en général aux phénomènes observés. Mais il arrive par-fois que la queue se divise en plusieurs parties, tontes courbes, toutesinclinées du même côté, mais qui n’ont tout-h-fait ni la meme cour-bure, ni la .même inclinaison (Voyez la comète de ï 744 )- Quelquefois laqueue, comme en 1807, présente aux yeux une courbe à deux branches,comme serait une parabole. Dans ces cas , qui peuvent varier de biendes maniérés , il f au t convenir que l’explication n’est pas complète , etqu il nous faudrait, pour rendre raison de tous les détails, quelquesconnaissances qui nous manquent encore, et nous manqueront peut-etietoujours. D ailleurs il faut avouer aussi que rien n est moins constantque ces apparences, qu’elles ne sont pas les mêmes pour deux joursde suite, ni pour le même jour en diflerens climats. Ici, on ne voità la queue qu’une longueur de quelques degrés ; ailleurs , elle occupeune partie considérable du ciel : ici elle est simple, ailleurs elle paraitavoir deux branches. On en a vu qui, dans les climats méridionaux,soutendaient un angle de 90% et qui, en Europe , n’en avaient que i 53. 5i