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des foyers ; ainsi elles formeront avec les planètes une même famille.Les différences les plus remarquables sont jusqu’ici la grandeur dal’excentricité et celle de l’inclinaison qui, pour les planètes, ne passepas encore 35 % et qui, pour les comètes, peut aller à 180; mais cen’est qu’une variété peu essentielle.
268. Si de la courbe et de sa position relativement à l’écliptique,nous passons au corps même de la comète, nous y remarquerons desdifférences d’abord assez frappantes qui, d’après l’examen, se réduirontencore à peu de chose. Les comètes sont généralement assez petites etbeaucoup moindres que les planètes anciennement connues, mais elless’éloignent beaucoup moins des petites planètes aperçues de nos jours.Les comètes sont environnées d’une nébulosité remarquable ; mais àcet égard encore les nouvelles planètes forment la transition entre lesdeux espèces que nous comparons.
La masse des comètes est peu considérable, mais celles de Cérès jde Junon , etc. ne le sont guères davantage. Les comètes doivent êtresphériques, et rien ne nous prouve le contraire; elles devraient avoirdes phases, et on en voit annoncées et dessinées dans le registre del’Observatoire, à l’occasion de la comète de 1682. Si l'on n’en voit pasplus souvent, c’est sans doute à cause de la nébulosité qui empêche dedistinguer la figure propre du noyau; c’est ainsi qu’on appelle le corpsmême de la comète : cette nébulosité produit le même effet que lesglobes de verre dépoli qui entourent nos lampes. Les comètes doiventêtre opaques, nous n’avons aucune preuve du contraire ; à la vérité,quelques astronomes ont dit avoir vu des étoiles à travers le noyau ;mais outre que les observations sont en très-petit nombre et fort diffi-ciles, elles ne démontrent pas encore que la comète soit diaphane. Onpeut n’avoir pas bien distingué le noyau d’avec la nébulosité plus épaissequi touche de plus près au corps de la comète ; et d’ailleurs la réfractionaura pu faire paraître sur le bord antérieur du disque, une étoile quiétait en effet cachée par le noyau. Les comètes n’ont point de lumièrepropre, non plus que les planètes; au reste, on commence à douter decelte assertion. Quelques astronomes paraissent croire aujourd’hui queles planètes, les satellites et les comètes pourraient bien avoir en propreune lumière faible et presque imperceptible et semblable à celle de lamatière nébuleuse (XXX 11 . 35 ).
2(3cp La nébulosité qui entoure la comète est son atmosphère ; cette
atmosphère