CHAPITRE XXXIII. 405
servera probablement jamais des mouvemens aussi extraordinaires , ilsn’auraient pourtant rien d’impossible; ces apparences seraient produitespar les mouvemens combinés de la terre et de la comète , mais ilsn’auraient en eux-mêmes rien que de très-régulier, et qui ne fût uneconséquence nécessaire des lois communes à toutes les planètes, et quela Trigonométrie nous met en état de calculer. Suivant la position del’orbite et celle de la terre , l'apparition d’une même comète à sesretours sera plus ou moins longue, son éclat plus ou moins grand ;elle aura une queue énorme ou en paraîtra dépourvue , elle pourraparcourir une partie plus ou moins considérable du zodiaque. La co-mète de 176g en a parcouru huit signes entiers. He'vélius a calculéqu’une comète pourrait décrire une circonférence entière du zodiaque,et même plus par son mouvement combiné avec celui de la terre.Pingré ne croit pas la chose possible. Hévélius , dans presque tous sesCalculs, suppose une trajectoire rectiligne; cependant il démontreailleurs que le véritable mouvement est curviligne ; il dit expressémentque la trajectoire est une section conique; et l’on voit à la page 670,des orbites paraboliques et hyperboliques qui tournent leur concavitévers le soleil ; mais il ne dit nulle part que le soleil occupe le foyer dela courbe. Un astronome allemand eut pourtant celte idée, nous dit-on;mats c’était un aperçu vague , et dont on ne donnait aucune raison.Newton, le premier, enseigna la vraie théorie; Halley en fit l’applicationa 24 comètes qui lui parurent assez bien observées pour mériter qu’ilprit la peine de les calculer. Bradley hérita de sa méthode , qui futpubliée et traduite en français par Lemonnier, et depuis par Lalande.La Caille exposa dans ses divers Mémoires une méthode peu différente;il s’attacha à faciliter les calculs, et il augmenta le catalogue des comètes.Depbis, les méthodes se sont singulièrement multipliées, mais toutesreposent sur les principes établis par Newton.
274. Nous avons parlé ( 2 ) des différentes formes sous lesquellesse montrent les comètes, et des noms qui servaient à les distinguer.He'vélius a pris la peine de nous les dépeindre dans une quarantainede figures ( Cométogr. , p. 414 etsuiv.); il y a joint les comètes qu’ilavait observées lui-même. On peut soupçonner avec beaucoup de vrai-semblance , que l’imagination lui a fourni seule quelques-uns des détailsd nous présenté, ou que sa lunette ne le servait pas assez bien pourr i u il pût nous transmettre une figure assez exacte. On peut en juger