4 o 8 ASTRONOMIE.
révolution de 1955,2 ans. Un second calcul fait trouver i 3 o,o 63 eti 485,3 ans; enliu, en ayant egard aux perturbations que la cometea du éprouver par le voisinage de la terre, 143,195 et 17x3 ,5 ans ;tenant compte ensuite des perturbations produites par Jupiter, le retourdoit avoir lieu au bout de i 543 ,i ans. On voit quelle est l'incertitudede ce problème ; l’ellipse qui résulte des observations peut différerconsidérablement de celle que la comète doit décrire à son retour.
281. Mauperluis a pensé qu’une comète, passant auprès de la terre,pourrait l’entraîner et la rendre elle-même comète ; mais il faudraitpour cela que la masse de la comète fût plus considérable que cellede la terre. 11 a dit encoi-e que la comète pourrait plus facilement nousenlever notre lune, mais elle poui'rait aussi devenir pour nous uneseconde lune. Il pourrait par la suite en résulter quelques avantages,achetés d’abord par la nécessité de refaire les tables de l’ancienne lune,et même celles du soleil, enfin par l’embarras que causerait aux navi-,gateurs la privation de tous les moyens qu’ils ont actuellement pourtrouver leur longitude. Maupertuis ajoute enfin que notre lune pourraitbien avoir été au commencement une petite comete , qui, pour s être tropapprochée de la terre s’y est trouvée prise. Cette dernière opinion pa-raîtrait appuyée par*l’ancienne tradition des Arcadicns, qui prétendaientque leurs ancêtres avaient habité l’Arcadie avant que la lune existât.Pingre, en fortifiant par cet argument la conjecture de Maupertuis, nesongeait pas au premier chapitre de la Genèse ; mais en admettant l’idéede Maupertuis, nous ne voyons pas ce que la comète aurait perdu, sice n’est sa queue qui se sera dissipée à la longue. Mais elle aura gagnéune température'plus uniforme et plus semblable à celle dont nousjouissons ; elle aura conservé le degré de chaleur qu’elle venait d’ac-quérir près de son périhélie. Mais la constitution de la lune parait tropdifférente de ce que nous connaissons en général des comètes , pourque nous puissions regarder cette conjecture autrement que comme unerêverie qui mérite peu d’être sérieusement discutée. Au reste, Duséjourl’a réfutée par le calcul.
282. Enfin , Newton a pensé que les comètes pouvaient tomber surle soleil et réparer les perles qu’il fait par l’émission continuelle dela lumière. Aucun fait jusqu’ici 11e vient à l’appui de cette assertion ; nousn’avons aucun moyen de constater ni de mesurer les pertes que peutfaire le soleil, ni aucune idée des moyens qu’il peut avoir de les réparer.
TABLE I.