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Tome troisième.
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407
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CHAPITRE XXXIII. 407

280. Si la terre ne peut être rencontrée par le corps même de lacomète, ne pourrait-elle au moins se trouver enveloppée et embraséepar cette longue queue qui s’étend à plusieurs millions de lieues? D’abordil n’est pas sûr que la queue soit embrasée, et l'on sait que Winstona voulu expliquer le déluge par la queue de la fameuse comète de 1680qui pouvait alors se trouver dans le voisinage de la terre. L’ouvrage deWinston est aujourd’hui rangé dans la classe des romans; et d’ailleurs,puisque la queue est toujours sur le prolongement du rayon vecteur dela comète, pour qu’elle enveloppât la terre, il faudrait que la comètefut à-la-fois en conjonction inférieure et dans son nœud , du moinsà fort peu près , circonstances difficiles à réunir quand elles ne sontpas incompatibles. De plus, il est évident que la queue des comètes estextrêmement rare, puisqu’elle n’empêche pas d’apercevoir les plus petitesétoiles, et nous pourrions nous trouver plongés dans cette queue sansen éprouver aucun effet sensible , sans même l'apercevoir. Concluons* donc que les comètes ne peuvent offrir au public qu’un spectacle quel-quefois remarquable, aux savans qu’un sujet de méditations , enfin àl’astronome qu’une matière souvent renaissante de calculs qui n’ont pour-tant d’autre but que de tracer, pour ainsi dire, le signalement de lacomète, pour qu’on puisse la reconnaître quand e^Je reparaîtra et dé-terminer l’ellipse qu’il faudra substituer à la parabole approximative qu’onest réduit d’abord à employer, faute des données nécessaires pour cal-culer la courbe véritable. Car il n’est que trop vrai que l’apparition laplus longue, celle où la comète a parcouru 200° d’anomalie, est encoreinsuffisante pour déterminer le grand axe et la révolution. Les astro-nomes et les géomètres qui se sont livrés a ces recherches, plus curieusesqu’utiles, ont toujours différé de plusieurs centaines d’années sur letems de la révolution. Nous en citerons quelques exemples. La comètede 1811 avait décrit x83° de son ellipse. M. Conti l’a calculée suivantla méthode de M. Gauss ; il a trouvé d’abord pour demi-grand axe210,600874* e t 3o56,3 ans pour le tems de la révolution : mais, parun autre calcul, le demi-grand axe était de 174,3 seulement, et larévolution 23 oi ans; les autres élémens n’avaient subi que des chan-gemens presque insensibles. Pour la comète de 1769, Euler et LexellPouvaient que la période était entre 449 et 519 ans. Pingré trouva^ e puis 1 a31 ans.

Dans un grand et beau travail de M. Bessel sur la comète de 1807(K-cenisberg 1810), on voit d’abord un demi-grand axe 1 56 , 252 ', et une